
À l’aube de la conclusion de la troisième journée de la phase de groupes de la CAN 2025, l’affiche entre l’Algérie et la Guinée équatoriale oppose deux équipes aux trajectoires déjà bien distinctes. D’un côté, des Fennecs déjà qualifiés pour les huitièmes de finale et en quête de confirmation. De l’autre, un Nzalang Nacional éliminé, mais déterminé à quitter la compétition la tête haute.
Avec deux défaites en autant de rencontres, la Guinée équatoriale n’a plus rien à espérer sur le plan comptable. Zéro point, une défense fragilisée et une animation offensive en panne : le constat est sévère. À cela s’ajoutent les incertitudes autour de Pedro Obiang et Santiago Eneme, tous deux sortis sur blessure lors de la dernière journée. Leur éventuelle absence pèserait lourd pour une équipe déjà privée de repères.
« Nous savons que la qualification n’est plus possible, mais ce match compte pour notre dignité », a confié le sélectionneur équato-guinéen en conférence de presse. « Nous voulons montrer un autre visage et offrir quelque chose à nos supporters. » Un discours d’orgueil, presque de résistance, pour une sélection qui tentera de s’appuyer sur l’engagement et la discipline pour exister face à l’un des favoris du tournoi.
En face, l’Algérie avance avec calme et assurance. Deux victoires, six points, et un billet pour les huitièmes déjà validé : les Fennecs ont fait le travail. Reste désormais à sécuriser la première place du groupe, tout en gérant les forces en présence. « Être qualifiés ne signifie pas lever le pied », a prévenu le sélectionneur algérien. « Chaque match est important à la CAN. Nous voulons finir en tête et maintenir notre dynamique. »
Ce duel pourrait aussi être l’occasion de voir certains cadres souffler et des remplaçants se montrer. Une nécessité d’autant plus évidente que l’Algérie devra composer sans Samir Chergui et Jaouen Hadjam, officiellement forfaits après des blessures contractées face aux Étalons. Le staff médical reste néanmoins optimiste. « L’objectif est de les récupérer pour la phase à élimination directe », a indiqué une source proche de l’encadrement.
Sur le terrain, l’écart de confiance et de maîtrise semble évident. Mais la Guinée équatoriale n’a plus rien à perdre, ce qui peut parfois libérer les énergies. « Quand on joue sans pression, on peut surprendre », a glissé un cadre du Nzalang Nacional. Face à une Algérie solide, organisée et sûre de ses forces, l’exploit paraît toutefois difficile à envisager.
Pour les Fennecs, l’enjeu est clair : rester concentrés, éviter les blessures et envoyer un message fort à la concurrence. « Nous voulons montrer que l’Algérie est prête pour aller loin », a résumé un international algérien. À l’approche des matches à élimination directe, chaque détail compte — et ce dernier rendez-vous de groupe n’échappera pas à la règle.
Ce qui a été dit
Vladimir Petkovic – Sélectionneur de l’Algérie : « Jusqu’ici, tout se déroule comme prévu. Nous voulons conclure cette phase de groupes par une nouvelle victoire. La Guinée équatoriale demeure une équipe dangereuse, capable de se transcender à tout moment. À nous de rester concentrés et vigilants du début à la fin du match. »
Juan Micha – Sélectionneur Guinée équatoriale :« L’Algérie montre dans cette CAN qu’elle est une équipe redoutable. Ses victoires en phase de groupes ont marqué les esprits. De notre côté, nous voulons prouver que nous sommes capables de rivaliser avec ce poids lourd du continent. »