
«Attention, danger !» Non ce n’est pas une référence à Orelsan mais bien au SMCaen. Lui aussi a tendance à bloquer. Battu hier au Puy (1-0, but d’Adélaïde dès la 21e) dans le cadre de la 25e journée deNational, le Stade Malherbe enchaîne un 5e match de suite sans victoire en championnat. Alors que le club regardait plutôt vers la première partie du classement au cœur de l’hiver, et espérait une place vers le haut du ventre mou, il faut finalement scruter le rétroviseur. 12es sur 17, les Normands n’ont plus que 8 points d’avance sur la zone de relégation et la série n’invite pas à l’optimisme. Depuis son arrivée le 29 décembre dernier sur le banc,Gaël Clichy n’a remporté qu’un seul de ses neuf matchs… Il refuse encore de parler d’«urgence». Son équipe n’a pas existé offensivement et il l’a bien remarqué.
«C’était un match compliqué sur un terrain compliqué et une équipe qui maîtrise bien son terrain. Cela a été dure aussi parce que l’on n’a pas fait assez de courses, analysait l’entraîneur après la rencontre.On prend un but sur pénalty (marqué en deux temps après un premier arrêt de Mandréa, ndlr). C’est frustrant parce que finalement Antho (Mandréa) ne fait pas d’arrêts. On ne concède pas beaucoup d’occasions mais on n’en a pas créé beaucoup non plus. C’est là-dessus qu’il va falloir se pencher. Finalement un sentiment de regrets parce que j’ai le sentiment que ce n’est pas l’équipe qu’on a l’habitude de voir aujourd’hui. C’est peut-être dû au terrain, l’adversaire a été très bon aujourd’hui. Pas grand chose à dire parce que c’était un match très moyen. Et il faudra dès la semaine prochaine faire mieux.»
«Je suis doublement frustré parce que c’est moi qui fait l’erreur. J’ai l’impression que le mieux qu’on pouvait faire aujourd’hui, c’était un 0-0. On n’a pas eu énormément d’occasions. (…) Aujourd’hui, ce n’est que les joueurs. En tout cas, je m’en veux énormément parce que je suis le capitaine de cette équipe, normalement le leader et ce n’est pas à moi de faire des erreurs, surtout avec mon expérience, regrettait l’ancien milieu de Bleus.Ca me fait chier, pas que ce soit moi mais j’aurais bien voulu que personne ne fasse des erreurs. Et c’est ça qui nous manque un peu, quand un copain fait une erreur se battre pour cette personne. (…) Je m’excuse auprès de mon coach, de mes coéquipiers et auprès des mecs qui ont fait sept-huit heures pour venir nous voir et voir pas grand-chose en vrai.» Il va vite falloir corriger le tir, sous peine d’être réellement menacé.