
Lucas Beraldo a-t-il l’étoffe pour jouer sous les couleurs du Paris Saint-Germain ? La question peut, certes, paraître désobligeante mais reste, malheureusement, légitime au regard de la nouvelle prestation du Brésilien face au Havre. Titularisé aux côtés d’Illa Zabarnyi – Marquinhos devra donc attendre pour fêter sa 500e avec le club de la capitale – l’ancien joueur de São Paulo a, une fois de plus, fait étalage de toutes ses limites. Peu rassurant dans ses interventions, souvent à contretemps et rarement décisif, le numéro 4 parisien a complètement sombré.
Symbole de sa nouvelle sortie manquée ? Ce tacle à vide sur le crochet dévastateur d’Issa Soumaré (25e). Plus que cette intervention totalement ratée, le natif de Piracicaba aura, surtout, fait preuve d’une inquiétante fragilité durant ses 64 minutes passées sur le terrain. Constamment bougé dans le duel (2 duels remportés sur 8 disputés) et maladroit dans la relance (80% de passes réussies, soit le plus faible total côté parisien), le défenseur auriverde a, en effet, éprouvé toutes les peines du monde face aux percées des attaquants havrais.
Heureusement pour lui, Lucas Chevalier avait coché cette 13e journée pour répondre à ses détracteurs. Remplacé par Lucas Hernandez peu après l’heure de jeu, l’international brésilien (5 sélections) – qui n’aura pas eu droit à la tape amicale de son entraîneur au moment de sa sortie – a, quoi qu’il en soit, manqué une nouvelle opportunité de marquer des points. Titularisé pour la 8e fois de la saison en L1, le gaucher d’1m86 – crédité d’un 3,5 par la rédaction FM – ne convainc toujours pas et n’est clairement pas en mesure de chambouler la hiérarchie en charnière centrale.
«Beraldo est très jeune, mais il a beaucoup d’expérience, une personnalité. C’est un joueur que j’aime particulièrement pour sa capacité à jouer avec le ballon, à défendre de manière intelligente. Je suis content de lui. En ce moment, il ne joue pas tous les matches qu’il veut, mais c’est comme ça dans cette équipe», avançait pourtant dernièrement Luis Enrique, interrogé sur les difficultés de son poulain. Relancé, ce samedi soir, sur le nouveau match contrasté du Brésilien, le coach parisien refusait, encore, de s’alarmer.
«Il y a des hauts et des bas pour tous les joueurs, je ne suis pas préoccupé, c’est le moment de gérer ça, les joueurs doivent avoir cette confiance, ce n’est pas facile de donner beaucoup de matchs à un joueur en ce moment mais c’est normal d’avoir ces moments dans une saison. Que ce soit Beraldo, Gonçalo, Mayulu, on peut faire mieux mais on a besoin de tout le monde pour gagner les titres qu’on veut gagner, je ne suis pas préoccupé». Pas sûr toutefois que l’ancien sélectionneur de la Roja conserve ce discours si son protégé répète de telles prestations…