
Il y a des dynamiques qui ne trompent pas et celle de l’AS Monaco en est une parfaite illustration.En dominant l’OM au terme d’un choc intense à l’occasion de cette 28e journée de Ligue 1 (2-1), le club de la Principauté a confirmé sa forme étincelante avec une septième victoire consécutive en championnat. Une série impressionnante, construite entre succès à Lens, sur la pelouse du Parc des Princes face au PSG, à Lyon avant la trêve et désormais contre les Marseillais. Surtout, les Monégasques restent invaincus depuis la mi-janvier sur leurs dix derniers matchs de championnat (8 victoires, 2 nuls), preuve d’une certaine régularité retrouvée dans ce sprint final.
Après la rencontre, Balogun est revenu sur son but et la confiance qui habite actuellement le groupe monégasque. «Avant le match, j’avais eu des situations comme ça. Je l’ai essayé contre Paris il y a quelques semaines. Parfois, vous frappez la balle et ça atterrit parfaitement où vous le vouliez. Le coach n’était pas sur le bord du terrain ce soir, mais il nous donne de la confiance. C’est la dynamique qu’on a dans l’équipe aujourd’hui, tout le monde est impliqué, veut faire passer l’équipe en premier. L’important aussi est de se focaliser sur le prochain match, de rester humble en profitant de la victoire», a-t-il indiqué au micro deLigue 1+.
De son côté, Sébastien Pocognoli a souligné la progression de son équipe et l’importance de ce succès dans la construction du projet monégasque. «Ce match a été une vraie histoire, parce qu’il y a eu une deuxième mi-temps où l’aspect tactique a eu tout son intérêt. Et, jusqu’à la fin, je pense qu’il y a eu du suspense. Pour le spectateur neutre, c’était un bon match à voir. C’est une pièce en plus dans le puzzle et, comme on avait un puzzle compliqué il y a quelques semaines, ça nous permet de relativiser sur ce qu’on est en train de mettre en place. C’est très positif ce qui se passe, donc on essaie de ne pas trop calculer cette série, mais simplement de voir match après match à quel moment on peut aller plus loin. Il faut dire aussi que je jouais contre une belle équipe de Marseille, surtout en première mi-temps, qui nous a quand même posé des problèmes. Si on veut entrer dans l’aspect tactique, ils ont su en profiter pour créer cette supériorité numérique sur la largeur avec Weah et Traoré. Mais en deuxième mi-temps, on a été beaucoup plus compacts, beaucoup plus agressifs. Et je pense que les changements ont aussi apporté l’impact attendu, ce qui fait que la deuxième mi-temps me satisfait.» Après un début de mandat compliqué sous Pocognoli, l’AS Monaco s’affirme comme un candidat crédible à la troisième place, pleinement relancé dans la course à la qualification pour la prochaine Ligue des Champions.