Recrue phare du Napoli cet été, l’ailier hollandais ne joue presque pas. Et ces dernières heures, son sélectionneur a relancé le débat en Italie après une déclaration.
« Je suis un joueur qu’on vient voir au stade, qu’on aime regarder. Si je n’ai pas le ballon, les gens restent assis. Mais dès que je l’ai, ils se lèvent pour mieux me voir. C’est ça, être un bon joueur. On connaissait le caractère insolent de Noa Lang et le joueur de 26 ans l’a prouvé par cette déclaration lors de sa présentation en grande pompe au Napoli l’été dernier. Transféré chez les Partenopei contre 31 M€ (bonus compris), l’ailier hollandais pensait franchir un palier après ses passages à l’Ajax Amsterdam, Bruges et au PSV. Malheureusement pour le Batave, il a en face de lui un coach qui reste solide sur ses appuis face aux fortes têtes, Antonio Conte.
Rien n’a changé pour Lang au Napoli
Sacré champion d’Italie la saison dernière, Conte souhaitait du lourd au mercato, mais le technicien transalpin n’est pas du genre à tout céder, même à la deuxième recrue la plus chère du mercato napolitain (après Sam Beukema). Lang s’en est aperçu et forcément, ça commence à faire des étincelles. Les deux hommes sont encore dans la retenue, mais après la gifle reçue en Ligue des Champions le 21 octobre dernier face au PSV (2-6), on a senti de l’agacement de part et d’autre. Interrogé sur son choix de démarrer la rencontre avec Lang sur le banc, Conte s’était expliqué : « il faut penser à l’équipe, pas à chaque joueur individuellement. Sinon, je devrais parler de chaque joueur. Je le répète : il doit travailler. Si je le convoque, je le fais. Sinon, il sera sur le banc. »
De son côté, Lang avait de quoi être mécontent. Après 6 matches, il ne comptait que 110 minutes de temps de jeu, soit une moyenne de 18 minutes par rencontre. Un bilan famélique qui avait provoqué la réaction amère du joueur à l’issue de la rencontre. « Tous les footballeurs veulent jouer. C’est tout. Je ne sais pas quoi faire d’autre. Mieux vaut ne rien dire. J’ai signé un contrat ici et je dois l’accepter tel quel. Je n’ai pas d’autre choix. Je lui ai parlé une fois, mais le match est plus important maintenant ». Depuis ce soir-là, Lang a participé à cinq rencontres (1 titularisation) pour un total de 113 minutes de temps de jeu, soit environ 22 minutes par match. Rien n’a donc vraiment changé pour le Batave.
«Vingt-huit jours de ritiro et je n’ai pas vu un seul ballon»
Cela n’a pas empêché Ronald Koeman de le sélectionner pour les deux derniers matches des éliminatoires de la Coupe du Monde 2026 contre la Pologne et la Lituanie. Un choix que le sélectionneur hollandais a expliqué ces derniers jours en conférence de presse. « Cela s’explique par le nombre limité d’options dont nous disposons devant. C’est un facteur important. Il joue un peu plus, mais pas des matchs complets. Il entre plus souvent en jeu en cours de match », a confié le sélectionneur des Oranje avant le match de ce vendredi face à la Pologne. Rien d’extraordinaire jusque-là. Sauf que l’ancien coach du Barça a réussi à relancer la polémique Lang en Italie avec la déclaration suivante. « Je reste en contact avec lui. En septembre, je me suis assis avec lui et je lui ai demandé comment ça allait en Italie. Il m’a alors répondu : “Vingt-huit jours de ritiro (il parle d’une mise au vert durant l’été, ndlr) et je n’ai pas vu un seul ballon”. C’est un vrai changement pour un joueur, et il faut serrer les dents. Ce n’est pas du tout une mauvaise chose qu’ils le constatent et soient obligés de le faire. Il faut prendre son temps. En Italie, et parfois en Angleterre, il faut du temps pour s’adapter. »
En dévoilant ce que Lang lui a confié il y a deux mois, Koeman a donc livré aux Italiens un deuxième signe d’agacement du Batave après sa sortie médiatique du 21 octobre. Et la presse italienne n’a pas manqué l’occasion de s’étonner face à ces propos. « Il y a certainement de quoi douter de la véracité totale de ces propos. Le Napoli n’a pas totalisé 28 jours de stage entre Dimaro (17-27 juillet) et Castel di Sangro (30 juillet-14 août). De plus, on sait que des matchs amicaux ont été disputés et il est difficile de penser qu’aucun travail technique ou tactique n’ait été effectué pendant les séances de cette période. Il n’en reste pas moins que Lang n’est pas satisfait », a écrit la Gazzetta dello Sport. Parti en vacances à Turin pendant cette trêve pour se ressourcer loin du tumulte napolitain, Antonio Conte n’en demandait pas tant…