
Dimanche dernier dansTéléfoot,Corentin Tolissoaffirmait réaliser la meilleure saison de sa carrière comme professionnel. Auteur d’une année exceptionnelle sous les couleurs de l’OL (38 matchs, 15 buts, 6 passes décisives), le champion du monde 2018 attendait patiemment de faire son retour en Bleus, plus de cinq ans après sa dernière sélection. Son tour n’était pas venu en mars, pas plus qu’en mai finalement.
Ce jeudi, Didier Deschamps a dévoilésa 70e et dernière liste à la tête de l’équipe de France, et le sélectionneur a fait le choix de structurer sa liste autour de 5 milieux de terrains : Aurélien Tchouameni, Warren Zaïre-Emery, Manu Koné, N’Golo Kanté et Adrien Rabiot. L’absence d’Eduardo Camavinga – souvent appelé malgré une année compliquée à tous les niveaux – a pu créer la surprise chez certains, mais celle de Tolisso a, elle, plutôt suscité un sentiment d’incompréhension, même si elle était prévisible au regard des dernières listes.
«Je l’ai vu avec plaisir aux trophées UNFP, a raconté Didier Deschamps en conférence de presse dans la foulée de l’annonce.Il fait une très très bonne saison. Ce n’est pas parce qu’il est Lyonnais, ou que Thauvin est Lensois, que je ne vais pas les prendre. Dans tous les joueurs que j’ai sélectionnés, je crois que Lyon, c’est le deuxième club dans lequel j’en ai le plus pris», a rappelé Deschamps.
«Il a été amené à se projeter, à jouer pointe haute, voire avant centre. Il est moins habitué à jouer dans ce rôle de double pivot. Le fait qu’il y ait 5 milieux de terrain qui sont indiscutables (Tchouameni, Koné, Rabiot, Zaïre-Emery, Kant), ça joue. S’il y en avait eu 6, il y aurait eu une possibilité de plus. Qu’il soit déçu ce soir, je comprends et il aurait mérité d’être là, comme d’autres.»Le milieu de 31 ans devra attendre l’arrivée du futur sélectionneur pour peut-être renouer le fil de son histoire avec l’équipe deFrance.