
Et comme il l’a déjà fait plusieurs fois cette saison, après le match face à Lorient notamment, il a tiré à boulets rouges.« On peut me raconter ce qu’on veut, trouver des excuses, mais on ne peut pas faire le match qu’on a fait contre Nantes ici, ni celui à Lorient ou à Nantes. Quand tu portes ce maillot, tu dois savoir que tu ne peux pas faire ce genre de prestation. Tu dois toujours donner un minimum dans la performance et on ne l’a pas fait. Certains vont dire que c’est parce que j’ai annoncé ma démission en février, que Roberto (De Zerbi, NDLR) n’était plus… Ce n’est pas vrai. Tout le monde était là pour le match contre Nantes ici, à Bruges aussi, on a montré le même visage. Le mal de cette saison, c’est l’irrégularité. Quand tu rencontres des difficultés, tu as toujours deux, trois leaders qui prennent les choses en main et vont permettre de te remettre sur les rails. Malheureusement, on a essayé de mettre ça en place, de le corriger. On n’a pas réussi », a d’abord indiqué l’ancien international marocain.
Il a encore remis en doute l’attitude des joueurs, leur reprochant, pour certains du moins, de ne pas toujours donner le maximum, estimant aussi que l’équipe avait le potentiel pour faire bien mieux.« Évidemment que c’est du gâchis. Si on m’avait fait signer en début d’année pour finir troisième, j’aurais dit non, non et non. On voulait chercher au minimum la deuxième place, on était ambitieux. C’est normal, on avait une équipe compétitive, capable de faire les bonnes choses. On pouvait finir le plus haut possible. Tu te rends bien compte qu’il n’y a jamais de matches faciles dans ce championnat. En tant que dirigeant, on peut le reconnaître, mais on ne peut pas accepter quand une équipe ne se présente pas sur le terrain. À l’OM, la moindre des choses, est de donner toujours le maximum. En tout cas cette année, on ne l’a pas fait. Cela peut plaire ou non, mais il faut le dire », a-t-il ainsi précisé.
« Que moi, j’annonce ma démission ou pas… tu ne joues pas pour Medhi Benatia. Je ne suis pas là pour m’entendre avec les joueurs, pour être leur ami. Moi, je suis là pour mettre un cadre de travail, pour imposer une méthode avec l’entraîneur et faire avancer le projet. Après, il y a une relation qui se crée avec certains, parce que le mec est un combattant, c’est celui qui prend la parole dans les moments difficiles, qui est blessé mais qui se propose de jouer même 20 minutes… Moi, ça me parle ce genre d’attitudes. Mais tu ne joues pas pour l’entraîneur. Moi, j’ai eu des coaches que je n’ai pas spécialement aimés. Et alors… quand je dois marquer un mec sur le corner, je fais semblant de ne pas le voir pour qu’il me passe dans le dos et prendre un but ? Ça n’existe pas ça, je n’ai jamais vu ça, moi », a conclu l’ancien joueur de la Juventus et du Bayern Munich. Le message est passé.