Lancé depuis plusieurs années dans le chantier de rénovation du Camp Nou, le FC Barcelone fait face à une sombre affaire. Explications.
Demain soir, le FC Barcelone va défier le Club Bruges en Belgique pour le compte de la 4e journée de la phase de championnat de la Ligue des Champions. Ensuite, les Blaugranas retrouveront le Camp Nou. En effet, les Culés ont annoncé la nouvelle dans un communiqué de presse. « L’équipe première masculine de football du FC Barcelone reviendra officiellement au Spotify Camp Nou le vendredi 7 novembre, pour effectuer un entraînement ouvert au public devant les supporters blaugranas. » Un événement, car cela fait près de deux ans que le club et ses supporters n’y ont pas mis les pieds.
Une sombre affaire qui fait scandale
Vendredi, ils seront 23 000 à pouvoir accéder à la mythique enceinte du Barça, conformément au permis accordé par la mairie de Barcelone. Depuis près de deux ans, le club catalan a lancé un vaste chantier de rénovation pour offrir une seconde jeunesse au Camp Nou et accueillir 105 000 spectateurs. Mais les retards s’accumulent depuis des mois, faisant perdre à l’écurie espagnole énormément d’argent. Après avoir repoussé à plusieurs reprises son retour, le club, qui a investi environ 1,5 milliard d’euros, touche donc au but.
Mais les ennuis ne sont pas terminés pour Joan Laporta et le Barça. Ce mardi, AS révèle une sombre affaire en rapport avec le Camp Nou. Ainsi, le média espagnol explique que des dizaines de travailleurs ont participé aujourd’hui à une manifestation organisée par le syndicat CCOO devant le stade. La raison ? Ils ont manifesté contre le licenciement et la possible expulsion de près de 50 employés présents sur le chantier du stade. Ces derniers, surtout originaires de Turquie, se trouvent dans une situation administrative irrégulière.
Le Barça ne répond pas aux accusations
Interrogé par l’agence EFE, Carlos del Barrio, responsable de l’action syndicale de CCOO Habitat en Catalogne, a confié : « certains d’entre eux travaillent douze heures par jour, sept jours sur sept, depuis plus d’un an. Il s’agit de travailleurs “sans papiers”. Ils sont licenciés dans le but de les renvoyer dans leur pays d’origine. Dès qu’ils poseront le pied sur le territoire turc, leur capacité à se défendre sera diminuée. » AS complète en précisant que le syndicat CCOO assure que les sociétés Ekstreme Works et Limak « ont l’intention de les renvoyer dans leur pays sans aucune garantie. »
Mais les employés souhaitent que leurs salaires soient régularisés et être inscrits à la Sécurité Sociale. De plus, ils veulent que « la délégation gouvernementale active le levier prévu par la réglementation sur l’immigration pour une régularisation extraordinaire en collaboration avec les autorités du travail. » Contacté par le syndicat, le FC Barcelone est resté muet et n’a pas répondu. L’affaire, qui fait scandale, a été portée devant l’Inspection du travail. Une nouvelle épine dans le pied des Culés…