
Il y a quelques semaines, personne ne semblait vraiment prendre Enrique Riquelme au sérieux. Bien que businessman avec un succès qui n’est plus à prouver dans le monde de l’énergie, l’Espagnol de 38 ans seulement n’était que peu connu médiatiquement en Espagne, lui qui était d’ailleurs, jusqu’ici, basé au Mexique. Les premiers pronostics annonçaient une véritable déculottée pour Riquelme. Aujourd’hui, si Florentino Pérez est donné gagnant, l’écart s’est considérablement réduit et grâce à ses apparitions médiatiques et ses promesses, Riquelme a gagné énormément de crédibilité et de légitimité, là où le président actuel s’est un peu reposé sur ses lauriers en début de campagne, étant probablement lui-même surpris du sérieux de son rival.
Il l’a toujours dit : son objectif est de professionnaliser le club. Alors que leReal Madridfonctionne un peu à l’ancienne, et que certains regrettent parfois l’absence d’un véritable capitaine compétent dans le domaine sportif pour guider le navire, Riquelme a expliqué que s’il est élu, il y aura enfin un directeur sportif au Real Madrid. Un point très important, et qui a beaucoup fait parler, en bien, à Madrid. C’est Raul Gonzalez, légende du club, qui occupera ce poste, alors que son ancien coéquipier Fernando Hierro sera à la tête de la formation.
Une sorte de populisme merengue qui peut faire mouche, à l’heure où beaucoup de socios sentent que leur club leur échappe un peu des mains, eux qui tiennent tant à leur statut si particulier, et qui en sont très fiers. Il a aussi promis, entre autres, une réduction de 50% des cotisations de socios jusqu’à ce qu’une Ligue des Champions soit gagnée, ainsi que la création d’une agence pour organiser les déplacements des supporters. Riquelme veut donc incarner un Real Madrid plus proche de ses origines, fidèle à ses traditions, et plus proche du peuple.