Coupe du Monde 2026 : les États-Unis ont déjà enfreint plusieurs règles de la FIFA !

Coupe du MondeJune 13, 20263 Views

Le problème est que la FIFA n’ignorait rien de ces risques lorsqu’elle a attribué l’organisation de la compétition. Le processus de candidature repose sur un ensemble extrêmement détaillé de garanties gouvernementales exigées des pays hôtes. Derrière les images de stades flambant neufs et les promesses de retombées économiques se cache un véritable cahier des charges. Les états candidats doivent notamment démontrer leur capacité à accueillir les joueurs, les arbitres, les délégations officielles, les fédérations nationales, les partenaires commerciaux, les médias accrédités et les supporters étrangers. Ils doivent fournir des garanties concernant les procédures de visas, la liberté de déplacement liée au tournoi et les conditions d’entrée sur leur territoire. Depuis plusieurs années, la FIFA affirme également avoir intégré une dimension droits humains dans ses procédures d’attribution. L’article 3 de ses statuts affirme noir sur blanc quel’organisation est« engagée à respecter tous les droits de l’homme internationalement reconnus ». Sur le papier, le message paraît limpide, mais une Coupe du Monde ne peut pas être réservée à certaines nationalités plus qu’à d’autres. Elle est censée appartenir au monde entier comme le voudrait la valeur la plus importante du football. Les pays hôtes ne sont pas choisis uniquement parce qu’ils possèdent des infrastructures modernes, puisqu’ils doivent assumer l’accueil de l’ensemble de la communauté du football mondial.

Coupe Monde 2026 États

Le plus frappant reste peut-être le silence relatif qui entoure cette controverse au sein de l’institution. En Russie, chaque débat géopolitique semblait devenir un sujet mondial. Au Qatar, chaque contradiction entre les engagements de la FIFA et la réalité du terrain faisait l’objet d’une couverture permanente. Les critiques étaient souvent légitimes et méritaient d’être formulées. Pourtant, quelques jours après le début du Mondial 2026, des arbitres, des responsables fédéraux, des journalistes et des supporters se retrouvent empêchés de participer pleinement à l’événement sans provoquer la même tempête médiatique internationale au sein des fédérations et des confédérations. Comme si certains pays devaient démontrer quotidiennement leur conformité aux valeurs proclamées du football tandis que d’autres bénéficiaient d’une présomption de vertu quasiment automatique. La question mérite d’être posée. Si l’universalité du football constitue réellement un principe non négociable, alors elle devrait s’appliquer avec la même exigence à Doha, à Moscou, à New York, à Los Angeles ou à Miami. Dans le cas contraire, la FIFA risque de découvrir que le véritable scandale de ce Mondial ne concerne pas seulement les visas refusés. Il concerne aussi la crédibilité d’un discours qui prétend défendre des principes universels tout en semblant les appliquer à géométrie variable. Coupe du Monde de la honte vous avez dit ?

Leave a reply

Popular Now
Loading

Signing-in 3 seconds...

Signing-up 3 seconds...