
Face à lui, l’avocat Shahrokh Mokhtarzadeh a défendu une vision radicalement opposée.« Ce sont des détenteurs de billets, qui ont le droit d’assister au match avec leur propre drapeau. Ce droit est bafoué. Cela peut paraître anodin pour beaucoup, mais pour eux, c’est crucial. Il existe une importante communauté iranienne en Californie, et nombre de ses membres ne souhaiteront pas entrer dans un stade avec le drapeau de la République islamique. On leur refuse l’exercice de leur liberté d’expression. Il ne s’agit pas de quelqu’un qui crie au feu dans un théâtre. »Lorsque le juge a poussé son raisonnement jusqu’à évoquer des symboles extrêmes comme le drapeau nazi, le drapeau confédéré ou celui du Ku Klux Klan, l’avocat a maintenu sa position en affirmant que ces expressions devaient, elles aussi, relever de la protection constitutionnelle.« Le déni engendrera plus de problèmes qu’il n’en résoudra. Autoriser le drapeau au lion et au soleil est un moyen de prévenir les incidents dans le stade. Le droit à la liberté d’expression prime de loin sur toute préoccupation que pourrait avoir la FIFA. »La décision constitue une victoire importante pour la FIFA, qui évite un précédent potentiellement explosif dès la première journée du tournoi.