
La suite, on la connaît. Constatant que son équipe était de plus en plus en difficultés,Thomas Tuchela tenté de conserver le score en enlevant un joueur offensif pour un défenseur pour passer à cinq joueurs derrière. Le pari a échoué. «Je trouvais qu’on était trop passifs et j’ai essayé d’aider mon équipe. J’ai pris ces décisions en m’appuyant sur mon instinct, mon expérience, ma volonté de gagner… Mais on n’a pas obtenu les résultats espérés et j’en prends l’entière responsabilité. J’aurais eu des regrets si je n’avais rien fait»,s’est-il justifié ces dernières heures.
Après coup, les langues se délient. Les joueurs eux-mêmes, dont certains cadres, n’ont pas compris les changements de leur sélectionneur. Marc Guéhi s’en est même ému après la rencontre. «Une fois que nous avons mené 1-0, on a semblé vouloir simplement préserver le score, mais à ce niveau, ce n’est tout simplement pas suffisant. Je suis vraiment dégoûté. Nous aurions dû continuer. Nous aurions dû continuer à pousser. On avait l’impression qu’après avoir marqué, notre état d’esprit était devenu : reculer et défendre». De nouvelles informations ont filtré dans la presse anglaise.
Lors du premier match de préparation à Tampa face à la Nouvelle-Zélande, Tuchel ignorait si le stade serait couvert ou non. L’organisation générale autour de l’équipe nationale laisse même carrément à désirer lorsque des journalistes ont montré des photos de la pelouse au sélectionneur, qui venait seulement d’être installée. «D’accord… maintenant, je commence à m’inquiéter», aurait-il lâché. Et puisil y a eu cette histoire de cambriolage d’une grande partie du matériel lors du transfert de l’équipe entre la Floride et le camp de base de Kansas City. Tout a finalement été retrouvé mais plusieurs joueurs ont passé des appels inquiets pour vérifier que leurs propres affaires étaient bien là. Une vraie préparation chaotique, à tous les étages de la fusée.