
En ouverture de la 4e journée deLigue 1, le Stade Rennais, cinquième au coup d’envoi avec 7 réalisations,accueillait l’Olympique de Marseille, dixième et qui restait sur deux revers de rang. Au Roazhon Park, les hommes de Bruno Génésio espéraient donc retrouver le chemin de la victoire et s’organisaient en 4-2-3-1 avec Harit, Gomes et Paixao en soutien de Gouiri. De son côté, Franck Haise optait lui pour un 4-3-3 où Soumaré et Blas animaient les ailes autour de Lepaul. Une rencontre donc très importante pour les deux équipes qui ne pouvaient se contenter que d’un succès ce soir.
Malgré le coaching offensif de Bruno Genesio et une pression marseillaise en fin de match, le Stade Rennais est parvenu à préserver son avantage jusqu’au coup de sifflet final. Dans les dernières minutes, l’OM a jeté ses dernières forces dans la bataille pour arracher l’égalisation. Le Stade Rennais a toutefois fait le dos rond avec solidarité, s’appuyant sur un Brice Samba à nouveau impeccable sur sa ligne devant la tête de Derek Cornelius à la 93e minute pour sceller la victoire bretonne. Auclassement, Rennes fait la bonne opération avec cette premièe place du classement. De l’autre côté, Marseille a été intéressant en première période. Pourtant, les Phocéens enchaînent avec une troisième défaite de rang en championnat en quatre journées. Pas rassurant avant le Classique face au PSG la semaine prochaine.
– Samba (6,5) :décisif dès les premières minutes pour repousser la frappe à bout portant de Paixao (11e), l’international français brillait encore sur la lourde frappe de Weah (32e). Impérial, il était encore irréprochable sur la frappe au premier poteau d’Harit (51e) et celle en première intention d’Höjbjerg (58e). Une prestation très aboutie.
– Cresswell (6,5) :au coeur de la défense rennaise, l’Anglais de 24 ans a bien tenu son rang face à la pression marseillaise. Solide dans les airs et précis dans ses interventions, il a constamment fait preuve d’autorité. Une présence qui a rassuré ses coéquipiers et progressivement dégoûté les Olympiens.
– Rouault (6) :titulaire régulier au poste, l’arrière français a lui aussi souvent joué les pompiers de service en première période pour repousser les ballons chauds. Concentré, il a ensuite profité de la domination des siens pour vivre une seconde période plus tranquille même s’il peut remercier la barre transversale qui aura repoussé sa tête défensive (73e).
– Nagida (6) :impressionnant ces dernières semaines, l’arrière-gauche camerounais a rapidement dû s’employer face à l’activité d’Harit. Parfois pris dans son dos, il aura eu le mérite de préserver l’essentiel avant, lui aussi, de monter en puissance. Au retour des vestiaires, il a écœuré les offensifs marseillais en prenant le dessus à chaque fois.
– Thomasson (7,5) :voir ci-dessous.
– De Lange (4) :longtemps peu inquiété dans une première période globalement intéressante de l’OM, il avait répondu présent devant Blas juste avant la pause. Mais la physionomie a complètement changé après le retour des vestiaires. Avec une équipe marseillaise qui a perdu en maîtrise et laissé davantage d’espaces, le Néerlandais a été beaucoup plus sollicité. Et il a montré quelques limites dans ses sorties aériennes. Pas grand chose à faire sur le but rennais au retour des vestiaires.
– Højbjerg (4) :présent à la récupération dans le premier acte, le Danois s’était également procuré plusieurs situations de frappe. Mais son influence a diminué au fil de la rencontre, à l’image d’un OM qui a progressivement perdu la bataille du milieu. Moins en contrôle, les Marseillais ont laissé Rennes imposer son rythme et reprendre confiance et c’est surtout parce qu’il a semblé moins frais dans son pressing et balle au pied. Comme souvent, il enchaîne les mauvais choix balle au pied, surtout dans les transitions.
– Harit (7) :l’un des meilleurs Marseillais, encore. Très en jambes en première période, le Marocain a multiplié les éclats techniques, les prises de balle et les différences dans les petits espaces. Toujours aussi à l’aise ballon au pied, il a été l’un des rares à donner de la créativité à l’OM. Il ne se cache jamais et essaye de prendre le jeu à son compte. Il n’est pas passé loin de l’égalisation sans un bon sauvetage de Samba. Au fil du match, il a reculé pour venir chercher les ballons bas et aider son équipe. Mais il ne peut pas tout faire…