
Depuis son départ vers la capitale espagnole, le PSG a réalisé l’exploit de remporter deux Ligues des Champions consécutives, ce qui pousse certains observateurs à voir dans ce départ le déclic ayant permis cette réussite. Loin de toute rancœur face à ce constat, le Madrilène estime que ce succès s’inscrit simplement dans la continuité d’une dynamique déjà enclenchée avant son envol : «ouais, ou sinon ce sont juste des cycles. J’arrête le mien avec le PSG, qui en commence un en achetant cinq titulaires (Pacho, Neves, D. Doué puis Kvaratskhelia en janvier). Ce cycle avait déjà commencé avec ma dernière saison. Avec (Luis) Enrique, on fait demi-finale (de C1, contre le Borussia Dortmund, 0-1, 0-1), à un cheveu on fait finale, donc t’es à un cheveu de faire trois finales de suite, c’était juste un nouveau cycle qui continuait (pour eux), c’était l’an II. Je ne me voyais pas passer toute ma vie à jouer en Ligue 1, je voulais réaliser mon rêve de jouer au Real. Et ce n’est jamais une erreur d’aller dans le plus grand club du monde.»
Sans la moindre animosité envers les succès de son ancien club, le capitaine des Bleus s’incline devant la réussite sportive des Parisiens, tout en prévenant qu’il compte bien leur reprendre leur trophée avec le Real cette saison : «comme 2 + 2 font 4. Ils ont gagné, on ne peut pas le leur enlever, félicitations à eux. Ils ont construit leurs victoires. Ils ont réussi à enchaîner avec une deuxième, et ça c’est extraordinaire. Ils sont l’équipe à battre. Nous, Madrid, et toutes les autres, on va dans l’idée de détrôner celle qui a gagné deux fois.» Reste à savoir si le capitaine de l’Equipe de France sera en mesure d’y parvenir sous les ordres de José Mourinho cette saison.
«Si je liais mon avenir à la Ligue des champions, je serais parti très loin du PSG.» Lorsqu’il était encore au PSG, Mbappé avait asséné cette diatribe qui avait fortement déplu dans la communauté parisienne. Interrogé pour savoir s’il regrette cette pique, l’ancien pensionnaire de l’INF Clairefontaine ne regrette clairement pas ses mots : «non, quand elle sort, elle est vraie. Je ne devine pas l’avenir. Quand je suis au PSG, je peux aller dans tous les clubs d’Europe. Pourtant, je reste toujours. Demandez combien d’offres ils ont reçues durant mes sept ans là-bas. Je suis resté parce que j’étais heureux à Paris. C’était ma maison. Quand j’ai considéré que mon temps y était fini, j’ai voulu partir.»