
Sébastien Pocognoli est de retour aux affaires. On avait laissé le technicien belge le 1er juin dernierà l’heure d’être démis de ses fonctions d’entraîneur de l’AS Monaco. Sa mission de huit mois sur le Rocher a globalement échoué après avoir terminé à la 7e place de Ligue 1 malgré un effectif fourni. La mayonnaise n’a jamais vraiment pris avec son système d’une défense à 3. Il a connu des hauts, notamment cette belle série de victoires en sept matchs à la fin de l’hiver contre des adversaires directs (Lens, OL et OM), et des bas comme ce sprint final totalement manqué (une victoire face à Metz, lanterne rouge, sur les six dernières journées).
«Nous avons beaucoup d’expérience dans l’équipe. Il y a de nouveaux visages et de jeunes joueurs, et je pense que nous avons un bon mélange», expliquait le nouveau sélectionneur qui va pouvoir s’appuyer sur les cadres habituels tels qu’Andy Robertson, Ryan Christie, Billy Gilmour, John McGinn, et même Oli McBurnie, de retour en sélection après trois ans d’absence. Seuls Kieran Tierney, Kenny McLean (comme dit plus haut) et surtout Scott McTominay manquent à l’appel en raison de blessures. «Nous devons veiller à maintenir le bon équilibre et préserver ce qui faisait la force de l’équipe d’Écosse : sa cohésion et son ADN propre. Il faut que cela perdure», insiste Pocognoli.
«Je veux voir une équipe vraiment unie, c’est assez basique : attaquer ensemble, défendre ensemble, mais cela fait partie de la mentalité écossaise», assure le sélectionneur, lequel a promis d’apprendre les paroles deFlower of Scotland, l’hymne national. Il sera surtout jugé sur le sportif avec pour ambition affichée la promotion à l’échelon supérieur dans un groupe équilibré avec la Slovénie et la Macédoine du Nord, où la Suisse fera figure de favorite. «L’objectif est de rester compétitif et d’essayer de grimper le plus haut possible au classement pour accéder à la Ligue A.» Le choc face à la Nati pour sa première à Hampden Park le 29 septembre donnera aussi un aperçu «des leaders, des jeunes joueurs et de constater la cohésion de l’équipe.» Ce qui avait manqué à Monaco.