
Joseph Kalulu – Foot Mercato : cet été, tu quittes Pau pour t’engager du côté d’Angers ; qu’est-ce qui t’a séduit dans le projet angevin ?
Joseph Kalulu: j’ai eu d’autres sollicitations, en France et à l’étranger, mais j’avais vraiment pour but de rester dans la continuité et d’évoluer enLigue 1. Après avoir passé deux ans en Ligue 2, je voulais vraiment franchir ce palier et découvrir la Ligue 1. Ça me tenait vraiment à cœur et le projet d’Angers m’a séduit. Je voulais un projet où j’allais pouvoir progresser dans le but de m’imposer en Ligue 1. Pour moi, c’était la suite logique et c’estAngersqui me l’a offerte, alors je n’ai pas hésité et j’ai foncé.
FM : après avoir fait tes preuves en Ligue 2 à Pau, comment s’est passée l’adaptation à l’intensité et aux exigences de la Ligue 1 ?
JK: ça reste du foot, mais je trouve qu’il y a un écart. Il y a quand même une différence entre la Ligue 2 et la Ligue 1 au niveau de l’intensité et de la qualité des joueurs, et en Ligue 1, chaque erreur peut être fatale. Après, je ne me pose pas plus de questions que ça sur le terrain. Je joue libéré et j’apprécie le moment.
FM : comment s’est déroulée ton intégration au sein du groupe Noir & Blanc ?
JK: honnêtement, je ne connaissais aucun joueur personnellement. En plus, je suis arrivé sur le tard, trois jours avant la première journée de Ligue 1. Mais tout le monde m’a bien accueilli, que ce soit le coach, le staff, la direction ou les joueurs. Il y a une vraie cohésion. Et je pense que c’est aussi ce qui m’a permis de m’épanouir et de me sentir intégré assez rapidement.
Premières minutes (et première victoire) en Noir&Blanc pour Joseph Kalulu ⚫️⚪️ https://t.co/9mqwFcgQMj
FM : le poste de latéral gauche est un poste moderne très exigeant qui demande de défendre dur tout en apportant offensivement. Comment définis-tu ton style de latéral ?
FM : quelles sont tes inspirations à ton poste ?
JK: si je dois parler des joueurs actuels, ce qui se fait de mieux, c’est Nuno Mendes. Après, j’ai grandi en regardant Marcelo, que j’aimais beaucoup. Quand je vois des matchs de foot, je regarde ce que les joueurs font à mon poste et j’essaie de reproduire à ma sauce, en essayant de faire duJoseph. J’essaie d’amener de l’énergie, de l’intensité et vraiment de la projection dans mon couloir.
FM : comment te sens-tu avant le match face à l’OM ?
FM : quels sont tes objectifs personnels et collectifs pour cette saison avec Angers SCO en Ligue 1 ?
JK: l’objectif premier du club, c’est de se maintenir. Après, dans l’équipe, on est tous des compétiteurs et on souhaite jouer chaque match pour le gagner et être le plus haut dans le classement. Sur le plan personnel, je pense que l’objectif n’est pas juste de découvrir la Ligue 1, c’est vraiment de m’y imposer en performant et en montrant toute l’étendue de mes qualités. Je veux y durer en progressant de match en match, de week-end en week-end, sans me donner de limites.
FM : tu as effectué une grande partie de ton apprentissage à l’Olympique Lyonnais. Que retiens-tu de ces années de formation ?
JK: je ne retiens que des bons souvenirs. Il y a beaucoup de choses dans mon jeu que j’utilise aujourd’hui qui m’ont été apprises durant ma formation. Ça fait toujours plaisir, quand on est lyonnais, d’avoir joué, d’avoir fait ses classes à l’OL. Quand tu joues chez toi, devant tes parents, c’est toujours quelque chose de spécial.
FM : est-ce que tu réalises que, dans la génération 2004 de l’OL, tu es aujourd’hui quasiment le seul qui joue dans l’élite du football, en Ligue 1 ?
JK: c’est quand tu me dis ça que je réalise. Je pense qu’il est vrai qu’on ne misait pas sur moi comme sur d’autres. Je n’étais pas le visage de ma génération à l’OL, mais le foot, c’est ma passion. J’ai tout donné et je donne toujours tout pour. C’est le travail et la persévérance qui m’ont permis d’arriver en Ligue 1.
FM : ton étape à Pau t’a permis de signer ton premier contrat pro et d’enchaîner les matchs. En quoi cette expérience en Ligue 2 a-t-elle été déterminante dans ta carrière ?
JK: Pau, c’était vraiment un endroit spécial pour moi parce que ça m’a vraiment permis de découvrir le monde professionnel. J’ai rencontré un coach, Nicolas Usaï, il m’a lancé, il m’a propulsé en me donnant beaucoup de confiance. Il m’a vraiment fait progresser et je suis reconnaissant qu’il ait cru en moi. Je pense que c’était vraiment le type de coach dont j’avais besoin à 19 ans, en arrivant à Pau.
FM : cet été, avec Giovanni Versini, vous avez tous les deux pris le chemin de la Ligue 1, c’est une fierté pour vous ?
JK: franchement, c’est un bon mec. On s’entendait bien. Ça fait toujours plaisir de voir des joueurs de ton club monter de division avec toi. C’est la preuve qu’à Pau, on a bien travaillé. Il y avait de la qualité. J’espère que ça va bien se passer pour lui dans son aventure à Brest. De toute façon, on se suit de loin et on se recroisera sur les terrains.
FM : tu es le 4e de la fratrie Kalulu à être professionnel, le petit dernier. Quel est ton statut au sein de la fratrie ?
JK: je suis le plus petit. J’ai trois grands frères et une grande soeur. Moi, j’ai toujours été celui qui allait avec mes parents, les voir jouer. J’étais toujours avec mon petit ballon de foot, au bord du terrain, en train de jouer. J’ai grandi sur les terrains de foot et c’est devenu ma passion. Quand je signe à Pau, quand je signe à Angers, ils ont toujours été très contents pour moi. Ils regardent toujours mes matchs. Ils me donnent des conseils. Quand ça se passe bien, ce sont les plus heureux au monde.
FM : quel rôle jouent tes frères dans ton quotidien ? Est-ce une source de conseils ou une compétition saine ?
FM : est-ce compliqué qu’on te ramène souvent à tes frères ? Tu vois ça comme un avantage ou un inconvénient ?
FM : vous vous rendez compte des fois que le destin de votre famille est unique, 4 frères footballeurs professionnels ça ne se reproduira peut-être jamais ?
JK: c’est vrai que c’est un truc de dingue. Pour moi, ça s’est fait presque naturellement. Je ne réalise même pas. Des fois, je me pose et je vais y réfléchir et me dire que c’est fou. Mais sinon, c’est normal pour moi, car depuis que je suis petit, mes frères sont professionnels. J’ai vu comment ils ont travaillé, chacun, pour réussir à se hisser à ce niveau-là. Pour moi, ce sont surtout des exemples de travail, de persévérance. C’est le mot d’ordre qu’ils m’ont toujours dit et c’est celui que j’essaye de retenir au quotidien.
FM : vous 4 un jour dans le même club, c’est possible ?
JK: je ne sais pas si c’est possible, je ne sais pas si ça arrivera. Mais en tout cas, ce serait vraiment exceptionnel. Si ça arrive, je pense que mes parents seront les plus heureux du monde. Juste en venant à un endroit, ils pourraient voir les quatre jouer. Après rien que de jouer avec un de mes frères en club ou en sélection, ce serait un bonheur.