
Relancé sur la situation de son protégé, l’ancien technicien du Paris Saint-Germain n’a d’ailleurs pas caché sa frustration face à cette nouvelle absence :«c’est sans aucun doute une occasion manquée. C’est une nouvelle occasion manquée. Il rate trop d’occasions. Il manque beaucoup trop de stages à cause de blessures. Je veux uniquement me fier à ce dont je suis personnellement témoin et à ce que je constate au sein de mon équipe. Pour cela, il faut être présent au stage. Si vous n’êtes pas au stage, il y a un niveau supérieur à atteindre pour impressionner, que vous ne pouvez pas atteindre», a expliqué Tuchel, insistant cependant sur le fait qu’il ne souhaitait pas transformer cette situation en conflit avec son joueur. Une chose est sûre, à l’heure où nous écrivons ces lignes, le message du coach allemand est clair : si Palmer conserve la confiance de son sélectionneur, la concurrence ne s’arrête pas lorsqu’il est absent.
«On dirait que Thomas Tuchel est presque en train de perdre patience avec Cole Palmer car, depuis les deux dernières années, depuis que Tuchel est sélectionneur de l’Angleterre, Palmer n’a presque jamais joué pour l’Angleterre, il semble toujours blessé. Mais je pense que Palmer a commencé tous les matchs sauf un pour Chelsea cette saison – et je parierais qu’il jouera pour Chelsea dès la fin de la pause internationale. Tuchel a essentiellement dit ‘si tu n’es pas là, tu ne peux pas m’impressionner’ et cela ouvre la porte à quelqu’un d’autre pour impressionner le sélectionneur anglais», résumait, à ce titre, Kaveh Solhekol. Face aux journalistes, Tuchel a quoi qu’il en soit rappelé sa priorité avant de défier la Roja : travailler avec les joueurs présents et volontaires.«Nous faisons confiance à nos joueurs, et ceux-ci savent très bien que s’ils manquent un stage et qu’un autre joueur se montre performant à leur poste, la concurrence reste toujours d’actualité. Il faut veiller à être disponible et à réaliser des performances de haut niveau lors des stages, si on y parvient, cela compte».
«Il n’y a ni menace, ni méfiance, ni risque de représailles. Vous pourrez en parler à notre capitaine, Harry Kane, qui totalise le plus grand nombre de minutes en club et en sélection et qui est heureux d’être ici alors que ses coéquipiers profitent d’une pause de dix jours. C’est un modèle à suivre et c’est l’ambiance qui règne ici», a ainsi martelé le sélectionneur de 53 ans. Une nouvelle sortie inquiétante pour l’ancien joueur de Manchester City, qui voit son statut avec l’Angleterre plus que jamais fragilisé. Dos au mur, le crack de 24 ans va donc devoir retrouver, au plus vite, une pleine disponibilité physique, puis réussir à enchaîner les rassemblements afin de retrouver une place durable dans la sélection. Car avec l’Angleterre, le problème n’est peut-être plus seulement de savoir si Cole Palmer est suffisamment talentueux pour s’imposer, mais s’il parviendra enfin à être suffisamment disponible pour avoir l’occasion de le démontrer régulièrement.