
Dans une interview accordée àAS, le joueur a accepté de revenir sur son passage parisien.« Ce fut un grand changement, car à Valence, la situation n’était pas idéale. Cela faisait plusieurs années, depuis le départ de Marcelino, que nous n’avions plus participé aux compétitions européennes. (…) Cette opportunité est arrivée à un moment difficile. Alors que je quittais mon équipe à la fin du mercato. Cet été-là, il y avait beaucoup de doutes, ça ne s’est concrétisé qu’à la fin, et je suis arrivé alors que le PSG avait déjà disputé cinq matchs de championnat. Il y avait un onze type et ça n’a donc pas été facile. Ensuite, il y a eu la Coupe du monde, tous les joueurs étaient en pleine forme, on a disputé la Coupe du monde et on a été éliminés, en Ligue des champions et en Coupe, on a été éliminés en huitièmes. Cette première année a été une période d’adaptation, mais dans le football, il n’y a pas de temps d’adaptation, au PSG, une équipe aussi grande qui se bat pour tout », a-t-il déclaré, avant d’avouer q’il pensait que la situation s’améliorerait avec l’arrivée de son compatriote Luis Enrique.
« Ça n’a pas marché cette saison-là, et l’année suivante, Luis Enrique est arrivé, et c’est vrai que j’avais bon espoir que les choses changent, que le coach me fasse confiance, parce que je pense que la confiance doit être réciproque : tu dois faire confiance à l’entraîneur et l’entraîneur doit te faire confiance aussi, comme c’est le cas actuellement, mais j’espérais qu’il me donne un peu plus de temps de jeu parce que je pense que je le méritais. (…) Au PSG, j’ai passé deux saisons : une première saison d’adaptation où beaucoup de choses ne dépendaient pas de moi et où j’ai essayé de faire de mon mieux, mais sans obtenir le temps de jeu que je souhaitais ou que je pensais pouvoir avoir ; puis une deuxième saison avec Luis Enrique, un entraîneur qui t’a emmené à la Coupe du monde et qui t’a donné confiance auparavant. Que cela ne se reflète pas ensuite sur le terrain, c’est un peu frustrant. Mais quand on prend conscience de son rôle, il faut aussi l’accepter. »
Forcément déçu, Soler a toutefois tiré une bonne leçon de ces deux saisons passées au sien de l’effectif rouge et bleu. Lui qui venait d’un club où il était le roi, l’Espagnol a connu la réalité d’un grand d’Europe où il faut se battre pour exister.« Je venais de Valence où je jouais tous les matchs, où j’étais capitaine et où j’avais un rôle très important, et peut-être qu’au PSG, cette situation n’allait pas se produire, et elle ne s’est pas produite. Il faut aussi accepter ce rôle, être serein avec soi-même en sachant qu’on fait de son mieux à l’entraînement sans faire la tête, et c’est ce que je retiens : deux saisons de progression, de titres remportés, et aussi de temps de jeu », a-t-il confié, avant d’indiquer que, s’il avait pu, il aurait conseillé au Carlos Soler de l’époque de penser un peu plus à lui.
« Je l’encouragerais peut-être à être plus « égoïste », tout en pensant bien sûr à l’équipe, car je pense aussi que sur le terrain, je peux jouer pratiquement à n’importe quel poste ; d’ailleurs, à Valence, j’ai commencé comme ailier, puis je me suis replié vers l’intérieur, j’ai joué en tant que milieu offensif, numéro 8, numéro 6 ; au PSG, j’ai même joué au poste d’arrière latéral avec Luis Enrique sans faire la grimace, et je ne regrette pas d’être ce gamin qui donne tout à l’entraînement et qui, s’il ne joue pas, continuera à faire de même. Le mot n’est pas égoïsme, mais au final, tu es dans un club où, si tu ne crois peut-être pas à 100 % en tout ce que tu fais parce que tu ne joues peut-être pas autant que tu pensais devoir jouer ou que tu pensais jouer avant d’y aller, le club te ronge. »