
En novembre dernier, il avait même déclaré :« je souffre de cette blessure. Elle vous permet de faire certaines choses, mais vous n’êtes pas tout à fait vous-même. Les mesures prises sont les bonnes. Je travaille comme personne. Ce n’est pas facile. Il y aura des moments où je ne serai pas à 100 % et cela me pénalisera, mais nous sommes sur la bonne voie ». Cette absence àBilbaon’est que le premier signe d’un danger plus grand pour la Roja. Nico Williams sera absent dela rencontre amicale contre la Serbie ce vendredi soir, laissant Luis de la Fuente se tourner vers d’autres options sur les ailes. Des joueurs comme Ferran Torres, Mikel Oyarzabal, Alex Baena ou encore Carlos Soler ont été sélectionnés pour compenser, et pourraient profiter de cette situation pour graver leur nom dans la hiérarchie offensive espagnole. Chaque match qui passe sans Nico est une opportunité pour ses concurrents, et la pression sur le jeune ailier ne cesse de monter.
Pour rappel, son entraîneur en club, Ernesto Valverde, avait également appelé son attaquant à s’arrêter pour s’occuper sérieusement de sa blessure avant qu’elle ne s’aggrave. Ainsi, le directeur du football de l’Athletic Club, Mikel Gonzalez, avait assuré en février dernier que Nico Williams était prêt à faire passer« son club »,actuellement 9e de Liga, avant tout, même si cela l’empêche au final de participer au Mondial 2026 cet été avec l’Espagne. Ce qui semble plutôt lunaire pour un cadre de la sélection.
La Coupe du Monde 2026 approche à grands pas, et le temps joue contre lui. Même si Nico Williams revient à temps sur les terrains, sa condition physique et son manque de continuité cette saison pourraient limiter son rôle au sein de l’équipe. La Roja, qui a pu compter sur sa régularité et sa créativité depuis sa première apparition en 2022, devra s’adapter si le joueur n’est pas à 100 %. Pour Luis de la Fuente, c’est un casse-tête : Nico Williams est un atout majeur sur les côtés, capable de changer le cours d’un match, mais l’incertitude qui pèse sur lui fragilise la préparation de l’équipe à quelques mois du Mondial. Regardant ainsi Espagne–Serbie depuis son canapé, Nico Williams vit un moment inédit. Pour l’ailier basque, mais aussi pour la Roja, c’est un véritable coup dur. Son talent et son expérience ne suffisent plus face à une pubalgie tenace et une concurrence qui se fait de plus en plus pressante.