
La victoire renversante duPSGsur la pelouse de l’AS Monaco (3-2)en barrage aller de Ligue des champions restera comme un succès spectaculaire… mais aussi comme un sérieux signal d’alerte défensif. Car avant la réaction d’orgueil et la remontée parisienne, les champions d’Europe ont offert un premier quart d’heure indigne de leur statut. Dans un contexte déjà tendu après la défaite à Rennes et les remous internes récents, ce déplacement sur le Rocher devait servir de réponse collective. Il a d’abord exposé toutes les fragilités d’un bloc censé être l’un des plus solides du continent. Dès 57 secondes, la fébrilité s’est installée avec une relance ratée, un replacement tardif, et un marquage inexistant… C’est ainsi que Folarin Balogun surgissait pour ouvrir le score. Le scénario s’est répété à la 18e minute avec une facilité déconcertante, en grande partie due à une profondeur mal gérée et un capitaine dépassé dans la course. Aucune couverture, et l’attaquant américain s’offrait un doublé.
Mais ce sursaut ne doit pas masquer l’alerte initiale, car à ce niveau de compétition, encaisser deux buts sur les deux premières incursions adverses relève d’un défaut structurel autant que d’un accident. Fidèle à sa ligne de conduite, Luis Enrique a tenu à défendre publiquement ses joueurs. L’Espagnol a rappelé que son équipe fait statistiquement partie des meilleures défenses de Ligue 1 et d’Europe, estimant que les deux actions monégasques étaient extrêmement difficiles à contenir. Une sortie logique pour protéger son groupe, mais qui n’efface pas les images d’une défense désarticulée, incapable de gérer profondeur, timing et communication sur les premières minutes.« Le match a changé avec l’expulsion de Golovin et après ce carton on a eu beaucoup d’occasions, car ils ont défendu en bloc bas. C’est dommage de ne pas avoir marqué un quatrième but. On a eu des occasions, on a pu marquer. Je suis content du résultat vu comment le match avait débuté. Mais il reste le match à Paris, ça sera compliqué. Ce sera une autre histoire. »Le PSG a prouvé qu’il savait réagir et renverser un match mal embarqué, mais désormais, le club de la capitale doit prouver qu’il peut éviter de s’y plonger lui-même, car à ce niveau, tous les adversaires n’offriront pas une seconde chance.