
Loin des stades flambant neufs des États-Unis, du Mexique et du Canada, loin aussi de l’énorme machine médiatique qui accompagnera laCoupe du Monde2026 officielle, une autre compétition mondiale se met en place, plus discrète, mais tout aussi révélatrice de l’évolution du football international. La FIFA a confirmé la tenue des FIFA Series 2026, un tournoi d’ampleur inédite qui réunira 48 sélections issues des six confédérations, soit près d’un quart de ses associations membres. Sans revendiquer le prestige ni l’aura d’un Mondial classique, cette compétition s’inscrit comme une sorte de miroir parallèle. Comme une Coupe du Monde plus modeste, plus éclatée géographiquement, pensée pour offrir une scène internationale à des nations souvent cantonnées aux marges du grand récit footballistique. Une vitrine globale, mais à taille humaine, où l’enjeu n’est pas tant le sacre que l’exposition, l’expérience et la progression.
Le format, élargi et soigneusement structuré, illustre cette ambition. Les 48 équipes seront réparties en 12 groupes de quatre, disputés lors des fenêtres internationales de mars et d’avril 2026, sans alourdir un calendrier déjà saturé. La particularité notable réside sur la présence de onze associations membres de la FIFA qui accueilleront les rencontres, avec une répartition qui en dit long sur la philosophie du projet.Azerbaïdjan,Kazakhstan,Ouzbékistan,Rwanda,Porto Rico,Indonésieou encoreNouvelle-ZélandeetAustraliepour les hommes. Et le Brésil, la Côte d’Ivoire et laThaïlandepour les femmes. Autant de territoires rarement au centre du football mondial, mais appelés ici à devenir, le temps de quelques semaines, des carrefours internationaux. La présence de neuf groupes masculins et de trois groupes féminins confirme également la volonté de la FIFA d’inscrire cette initiative dans une logique globale de développement, sans hiérarchie de principe entre les deux disciplines.