
Sur le papier pourtant, ce transfert laissait perplexe. L’effectif offensif romain semblait déjà bien fourni, avec des profils variés capables d’occuper les postes autour de la pointe. Entre la créativité de Paulo Dybala, la percussion de Matías Soulé, la puissance d’Artem Dovbyk, la promesse physique d’Evan Ferguson, l’expérience de Stephan El Shaarawy, ou encore les jeunes solutions comme Bryan Zaragoza, Lorenzo Venturino et Robinio Vaz, l’attaque semblait saturée. Dans ce contexte, l’arrivée d’un joueur en perte de confiance ressemblait davantage à un pari de rotation qu’à une pièce centrale du projet. Les tifosi eux-mêmes se demandaient quelle place il pourrait réellement occuper dans une hiérarchie déjà dense et compétitive. Et finalement, plus les semaines passent, plus Donyell Malen s’impose comme le nouveau leader efficace des Giallorossi.
«J’ai toujours été convaincu de ses qualités. C’est un attaquant rapide. L’équipe a besoin d’un attaquant comme lui, qui marque régulièrement. Il n’est avec nous que depuis quatre ou cinq matchs, et il peut toujours faire mieux. Si on pouvait récupérer Dybala et Soulé, qui était un peu blessé, on serait encore plus compétitifs. Ce n’était pas facile de marquer le penalty, il tire aussi très bien les coups francs. Ce n’était pas facile contre Milinkovic-Savic, il était très précis. Avec Malen, on aurait déjà quelques points de plus en première partie de saison. On n’a jamais eu de problèmes d’attitude. On a perdu ces confrontations directes, mais on est passés près du but. On a fait mieux en deuxième partie de saison, avec des nuls contre Milan et Naples, mais on est déçus du résultat», a expliqué l’ancien gourou de l’Atalanta. Son pressing constant correspond parfaitement aux exigences physiques du coach, réputé pour ses équipes intenses et verticales. Ainsi, la Roma enchaîne les prestations solides, affiche une confiance retrouvée et s’est installée dans la course au podium avec un total de points qui la maintient au contact immédiat du haut du classement. Dans cette dynamique collective, Donyell Malen n’est plus un simple pari hivernal, mais est devenu l’un des symboles du renouveau romain, celui qui transforme un recrutement jugé risqué en arme offensive décisive.