
LeBrésilest bien décidé à tourner la page des mauvais résultats de sa sélection. Autrefois toujours considéré comme favori dans une Coupe du Monde, le pays ne fait plus peur à personne. Depuis sa dernière victoire en 2002, il a atteint le dernier carré à une seule reprise, chez lui en 2014 pour une humiliation historique face à l’Allemagne (7-1). Autrement, la France (2006), les Pays-Bas (2010), la Belgique (2018) et la Croatie (2022) l’ont sorti en quart de finale à chaque fois. Pire encore cette année avec une élimination dès les 16es de finale contre la Norvège.
À l’heure àla Seleçao ouvre une nouvelle pageavec pas moins de 8 nouveaux éléments, dont 10 évoluant enSérie A, la fédération travaille sur un plan à long terme qui s’est amorcé cette semaine. Un vote d’importance en présence des clubs professionnels a eu lieu à Rio de Janeiro durant lequel des actions ont été entérinées pour rendre le football national plus compétitif, et en définitive ruisseler sur l’équipe nationale. Il y a un premier tournant majeur, celui de réduire la présence de joueurs étrangers dans les effectifs de Série A et Série B. C’est un changement radical de politique puisqu’entre 2013 et 2026, les quotas sont passés de trois à neuf.
L’objectif est de créer une étape intermédiaire entre les catégories de jeunes et le monde professionnel, et de faire jouer régulièrement des athlètes qui ne sont pas encore prêts pour l’étage du dessus. Ces dernières années, l’augmentation du nombre d’étrangers, souvent expérimentés, a mécaniquement fait diminuer le temps de jeu des espoirs. Ils étaient 95 joueurs de Série A en 2022, pour passer à 162 en 2025. L’âge moyen a lui aussi progressé. Il est de 28,5 ans, supérieur à la Liga espagnole (27 ans), la Serie A italienne (26,1) ou encore la Ligue 1 française (26).
Cette restructuration doit permettre au football brésilien d’entreprendre un nouveau virage. C’est du moins ce qu’espère la CBF. Elle s’accompagne d’une libéralisation du marché des transferts. Actuellement, un joueur ayant déjà disputé plus de 12 matchs de Série A avec une équipe ne peut plus évoluer dans un autre club du championnat sur une même saison. Cette limite avait déjà été rehaussée en 2026, elle n’était que de 6 l’an passé. La nouvelle réforme envisage la suppression pure et simple de cette règle, toujours dans le but d’optimiser les temps de jeu.