
Le cas de Mamadou Diakhon a notamment surpris du côté de la FFF, selonL’Équipe. Quelques heures après l’annonce officielle, le joueur de 20 ans a annoncéqu’il optait pour la sélection du Sénégal de Pape Thiaw, viaInstagram. Un choix fort pour l’ancien joueur du Stade de Reims, qui espère notamment participer à la prochaine Coupe du monde avec les récents Champions d’Afrique. Une décision prise sans avoir prévenu en amont la FFF, alors même que le joueur avait été pré-convoqué après avoir évolué chez les équipes de jeunes tricolores depuis les U18.
La situation de Sidiki Chérif est différente, mais tout aussi problématique. Transféré cet hiver du SCO d’Angers à Fenerbahçe pour 25 millions d’euros, le joueur de 19 ans ne possède pas encore la nationalité française. Né à Conakry (Guinée), il est engagé depuis plusieurs mois dans un processus de naturalisation. Toutefois, au moment de la publication de la liste, sa situation administrative n’était toujours pas réglée, ce qui l’empêche pour le moment de répondre à cette première convocation.
Ces deux dossiers ont suscité des interrogations en interne, rapporte toujoursL’Équipe. Comment la Fédération a-t-elle pu découvrir après coup que ces joueurs ne seraient pas disponibles ? Du service juridique au staff des Espoirs, la chaîne de responsabilités a été scrutée lors de plusieurs réunions. Si la FFF insiste sur le fait qu’il s’agit de «deux cas très différents» et assure qu’aucune erreur majeure n’a été commise, ces épisodes ont installé un climat tendu, qui révèle certaines failles dans la gestion des dossiers individuels.