
Après plusieurs saisons passées au Brésil sous les couleurs de Flamengo puis d’Athletico Paranaense, Vidal a bouclé la boucle en effectuant un retour très remarqué au pays début 2024. En retrouvant Colo-Colo, son club formateur et la formation la plus populaire du Chili, le milieu de terrain de 39 ans n’est pas venu pour faire de la figuration ou s’offrir une simple pré-retraite. Ce retour aux sources avait pour ambition de transmettre son exigence, de guider les jeunes talents d’El Cacique au sein d’une institution qui a des objectifs élevés sur la scène continentale. Et le pari s’avère particulièrement réussi, car Vidal est tout simplement en train de mettre tout le monde d’accord au Chili en se réinventant dans un rôle inédit.
Très actif sur les réseaux où il commente l’actualité sportive en direct, l’ancien Bianconero agace certains observateurs traditionnels qui jugent cette activité incompatible avec les exigences d’une carrière professionnelle. C’est notamment le cas de l’ancien sélectionneur du Chili Claudio Borghi, qui n’a pas caché son agacement face à cette double casquette au micro deRedGol: «unique au monde… c’est étrange, je ne connais aucun autre cas. Luis Enrique a fait des choses… aujourd’hui, le streaming est formidable. Je veux dire, je ne connais pas grand-chose au sujet, même si j’y travaille, mais je pense qu’il s’y connaît beaucoup en football. Il a une carrière enviable. Le truc, c’est qu’il joue encore, alors ça me paraît bizarre. Si vous me demandez si c’est bien ou mal, je ne sais pas. L’autre jour, il était à Puerto Montt, ses coéquipiers dînaient et il regardait des matchs en streaming. Si vous me demandez si c’est normal, non, enfin, ils l’autorisent.»
Interrogé sur ces discussions de prolongation qui tardent à s’ouvrir, le principal intéressé refuse néanmoins de céder à la panique sur un ton légèrement mégalomane : «je ne suis pas inquiet. Je n’ai pas parlé car il y a beaucoup de choses qui me déplaisent, mais je suis parfaitement calme. Un joueur comme vous le dites, le meilleur d’Amérique du Sud – je l’ai constaté l’autre jour en sortant – ne peut jamais être nerveux. Je suis très content de ce que je fais. J’espère qu’à la fin de l’année, nous pourrons fêter ces deux titres, et je serais heureux de continuer ici si l’occasion se présente, mais je suis vraiment très content de ma situation actuelle.» Désormais âgé de 39 ans, le natif de Santiago pourrait clairemennt envisager la retraite en fin de saison. En attendant, Arturo Vidal est toujours une superstar du côté du Chili et seul lui a la réponse concernant son futur.