
Forcément interrogé sur l’OM qui a perdu 3 de ses 4 premiers matches deLigue 1, Benatia a tenu à affirmer qu’il était confiant pour la suite de la saison phocéenne. «Je pense que le coach est arrivé avec beaucoup d’ambition, explique l’ancien défenseur marocain.Les départs se sont faits sur le tard. L’OM n’a pas pu se renforcer. J’ai regardé leur début de saison, dans le contenu, je trouve ça cohérent. Contre Rennes, tu peux gagner 2-0, y’a rien à dire. Malheureusement, il n’y a pas la profondeur de banc pour aller gagner. L’actionnaire a pris des décisions importantes cet été. Après 10 ans de déficit, je pense qu’il a décidé de couper les robinets. C’est ça, la vérité et elle a forcé à vendre pour alléger la masse salariale. Il faut être franc avec les supporters. Il faut éviter de faire ce qu’il s’est fait avec nous. Il faut rester alignés. Genesio, c’est le top coach que l’OM pouvait avoir cet été. J’ai tout suivi, c’est vraiment encourageant. Il faut être patient et indulgent, c’est une année de transition. Ils vont gagner des matches, je leur souhaite.»
Poursuivant sa réflexion sur le climat olympien, il est revenu sur la fragilité de cet environnement et sur la responsabilité collective de l’échec précédent : «l’équilibre àMarseilleest très sensible. Tu peux avoir un problème d’effectif… L’année dernière, on avait un effectif pour être sûr d’être top 2. On s’est plantés. C’est ça la vérité, on a fini cinquième. On a raté l’objectif de LDC. L’effectif est plus réduit cette saison avec un super coach. Il faut rester calme et éviter de mettre le feu comme ce fut le cas.»
🗣️ “On s’est plantés (…) j’ai tout donné, j’ai jamais triché pour ce club”🇲🇦 Medhi Benatia se confie sur son passage à l’OM dans le CFC 🖥️pic.twitter.com/AVqvTR1Sbq
Invité à adresser un mot au public marseillais, Benatia a préféré ne pas se livrer à cet exercice complexe et a tenu à défendre son bilan de manière assez lunaire : «un message aux supporters ? Je ne peux pas, dans ma position, adresser un message aux supporters. C’est trop frais. Les 10-15 dernières années de disette, c’est notre faute. Je l’ai compris ça. Je sais que du premier au dernier jour, j’ai tout donné. C’est pour ça que je suis là à parler football. Je peux me regarder dans une glace, je n’ai jamais triché pour ce club. Maintenant, ce n’est pas à moi de délivrer des messages. Si je peux parler aux joueurs, c’est de rester tranquilles. Il y a de bons joueurs, revanchards.»
Interrogé sur les départs d’éléments offensifs qui n’ont pas eu lieu lors de ce mercato, il a salué la fermeté de l’entraîneur et des fans qui se sont faits entendre pour conserver Amine Gouiri et Igor Paixao. Relancé également sur la nécessité du club de vendre d’ici juin, l’ancien roc du Bayern Munich s’est voulu plus énigmatique et a envoyé un petit message à Frank McCourt : «Gouiri et Paixao qui ne partent pas ? Heureusement. Ce qu’il s’est passé sur la fin, pour avoir suivi, même s’ils avaient vendu Paixao, je pense qu’ils n’étaient même pas sûrs de le remplacer numériquement. Heureusement que les supporters et le coach ont réussi à se faire entendre. Après te dire qu’ils vont devoir vendre avant le 30 juin, je ne sais pas. Ça dépend de l’actionnaire de mettre aussi un peu de sa poche.»