
Car au-delà du score, c’est l’absence totale de réponse collective qui inquiète. Incapable de s’adapter en cours de rencontre, De Zerbi a vu son plan de jeu se déliter sans trouver de solutions, ni sur le banc ni sur le terrain. Le milieu, dominé, n’a jamais contrôlé le tempo,la défense a multiplié les erreurs de placement. L’attaque, elle, est restée fantomatique. En conférence de presse, l’entraîneur italien ne trouvait pas les mots, au point de remettre son avenir en question. «Je n’ai pas d’explication, je n’ai pas d’explication. C’est le plus grand problème du moment. Avant le coup d’envoi, je ne sais toujours pas quelle équipe je vais voir. Comme après Bruges, on va devoir demander pardon… Si j’avais la solution, pour trouver cette régularité, je ne m’en priverai pas. C’est la première fois de ma carrière que j’ai sous mes ordres une équipe qui fait à ce point les montagnes russes. Je ne suis pas découragé, je suis triste. On ne doit pas jouer de cette manière, ni perdre de cette manière contre le PSG. On parle toujours avec les dirigeants, des solutions à trouver… ce sera la même chose qu’après Bruges, ou Nantes. On a perdu le match dans tous les secteurs, on a manqué d’ordre, on n’a pas suivi le plan de jeu. Il y avait des joueurs éparpillés qui ne respectaient pas le plan. On sait que le PSG est trop fort, mais il y a perdre et perdre». Une nouvelle fois, l’OM a affiché deux visages radicalement opposés à quelques semaines d’intervalle, confirmant un mal récurrent, celui d’une équipe capable de performances solides face à certains adversaires, mais qui s’effondre dès que le contexte devient hostile.