
Les supporters marseillais se sont réveillés avec le sourire ce dimanche. Samedi soir, leur club de cœur a effectivementlargement battu le RC Lens (3-1)dans ce gros choc de laLigue 1, avec un succès qui permet aux Phocéens de revenir à 5 points de leur rival du week-endau classement du championnat. Un gros coup des troupes deRoberto De Zerbi, qui en a d’ailleurs profité pour régler ses comptes avec les journalistes après le match.
L’Italien a d’abord dégainé surLigue 1+-« toute la presse française devrait se mettre d’accord. Parfois, vous me dites qu’on joue mal et là tu me dis qu’on met 44 buts cette saison… Peut-être que je devrais prendre le passeport français pour que vous disiez autre chose »- avant de se lâcher complètement en conférence de presse…
« C’est à vous de dire si on joue bien ou pas. Moi, j’ai mon idée. Je sais comment on a joué. Je sais que depuis 1970-1971,Marseillene marquait pas comme cette saison (…) Cela fait 56 ans que Marseille ne marquait pas autant après 20 matchs. C’est à vous de décider si on joue bien, si on joue mal. Je n’ai pas à vous convaincre. Vous écrivez ce que vous voulez. Je réponds de la manière que j’ai envie, si je souris, je ne souris pas. S’il faut que je réponde aux questions tactiques, s’il faut que j’explique ou pas. En italien, on dit “je m’en fous” », a d’abord lancé l’entraîneur phocéen, qui a effectivement été la cible de quelques critiques des supporters et des journalistes ces dernières semaines.
« Je suis arrivé ici avec beaucoup de respect. Je me suis lié à Marseille parce que c’est un endroit spécial. Beaucoup d’entre vous peuvent critiquer. Je n’ai pas de maître. Ce sont des coachs qui vous envoient des messages pour que vous soyez bons. J’ai le numéro de personne. Vous pouvez écrire ce que vous voulez. Beaucoup d’entre vous écrivent de bonne foi mais beaucoup sont aussi de mauvaise foi. Quand il y a de la mauvaise foi, je reste à ma place. Je ne dis rien, vous pouvez écrire ce que vous voulez. Mais je pense que la nationalité change beaucoup de choses, pas pour tous, mais pour beaucoup. Je suis Italien et fier de l’être. Je suis venu ici en respectant tout le monde, en étant disponible. Certains d’entre vous pensent être les patrons, venir à la Commanderie en tant que patron. Mais moi, je n’en ai pas. Le seul que j’ai, c’est Frank McCourt, le propriétaire. Et même lui n’est pas mon patron », a conclu le tacticien transalpin. Le message est passé.