
Aux côtés des avocats sénégalais, l’avocat espagnol Me Juan de Dios Crespo-Pérez a, lui aussi, insisté sur la portée potentiellement historique du dossier, qui dépasse selon lui le simple cadre d’une finale continentale. «Qu’un match terminé soit à nouveau arbitré, c’est du jamais vu. Cela peut changer le monde du foot. Ce n’est pas que la dignité du monde du foot africain mais de tout le foot qui sera jugé devant le TAS. Fier d’être avec des avocats sénégalais et avocats internationaux. Quand je suis allé à Gorée j’ai été bouleversé. Je me sens sénégalais depuis plusieurs années grâce à ces visites sur l’Île de Gorée. On a de bons arguments et on a le droit et la justice avec nous. On a 100% le droit de garder notre titre. On verra ce que le Maroc va faire mais le jury d’appel a tranché. A voir s’ils vont changer leur décision avec la CAF. J’aimerais voir comment ils vont s’en sortir», a conclu Me Juan de Dios Crespo-Pérez. Le bras de fer entre Dakar et Rabat est donc loin d’être terminé. Tandis que la Fédération sénégalaise conteste toujours la décision de la CAF attribuant la finale de la CAN 2025 au Maroc, la Fédération royale marocaine campe sur sa position. Désormais, toute l’attention se tourne vers le Tribunal arbitral du sport, appelé à trancher un dossier sous très forte pression.