
Ce dimanche, c’était jour d’O Clássicoau Portugal. Un choc alléchant entre leBenficaLisbonne (3e) et leFC Porto(1er) pour le compte de la 25e journée de Liga Portugaise. Dans une ambiance brûlante à Da Luz, ce sont les Dragons qui ont frappé en premier grâce à Froholdt (10e, 0-1). Malgré quelques réactions lisboètes, Porto a doublé la mise juste avant la pause avec le jeune Pietuszewski (40e, 0-2). À la pause, les hommes de José Mourinho semblaient alors au bord du gouffre. Pourtant, au retour des vestiaires, Benfica montrait un tout autre visage.
Juste après l’égalisation, José Mourinho a été expulsé par João Pedro Silva Pinheiro, l’arbitre de la rencontre, officiellement pour avoir envoyé un ballon en direction du banc adverse. Une décision que l’entraîneur lisboète conteste fermement. En conférence de presse, il a dénoncé une expulsion «complètement fausse» et a surtout révélé un accrochage dans le tunnel avec Lucho González, membre du staff de Porto. D’après lui, l’Argentin l’aurait traité «20 ou 30 fois de traître». «Quand il est parti à Marseille, était-il un traître ? Traître de quoi ? Il aurait pu m’insulter d’une manière que j’aurais mieux acceptée, mais je pense que c’était une attaque contre mon professionnalisme, quelque chose qui m’est très cher. Là où nous sommes, nous donnons tout. J’ai été un peu déçu dans le sens où c’est un professionnel comme moi, il a défendu différents maillots. Je n’ai pas compris le terme “traître”», s’est défendu celui qui avait mené Porto à la victoire finale en Ligue des Champions 2004 dans des propos relayés parRecord.
Outre cette expulsion, une autre action survenue en fin de partie fait beaucoup jaser du côté de Benfica. Au bout du temps additionnel, Vangélis Pavlídis subissait un croche-patte de la part de Diogo Costa. Alors que l’attaquant grec et tout le public de l’Estadio da Luz réclamaient un penalty, M. Pinheiro sifflait finalement en faveur des hommes de Francesco Farioli. Expulsé, Mourinho a expliqué ne pas avoir revu l’action et avoir refusé de juger. «Je ne veux pas commettre la même erreur que la semaine dernière en demandant un penalty qui n’en est pas un».
Le technicien portugais a ensuite reconnu la supériorité physique de Porto sur une grande partie du match et semble avoir fait une croix sur le titre : «je pense qu’il sera difficile de rattraper sept points. (…) Je le dis depuis le début de la saison. Il est très facile d’identifier le style de jeu du FC Porto, mais très difficile de jouer contre eux. Et je ne pense pas qu’il soit facile pour le FC Porto de perdre d’autres points. Mais tant que c’est mathématique, tout peut arriver.» Avec ce nul (2-2), Porto reste solidement en tête du championnat et conserve son avance, tandis que le Benfica Lisbonne, toujours invaincu, reste troisième derrière le Sporting. À dix journées de la fin, ce Clássico sous tension pourrait bien avoir pesé lourd dans la lutte pour le titre.