
Cette sanction, perçue comme un signal fort envoyé au vestiaire, s’inscrit dans une crise plus large àRennes, où les tensions internes s’ajoutent à une spirale sportive négative. Avec cinq matchs sans victoire, une défense en perdition avec dix buts encaissés sur les trois dernières rencontres, et une place européenne désormais menacée, le malaise est profond. D’ailleurs, cette affaire Brice Samba a été sur toutes les bouches après la rencontre. En zone mixte,Valentin Rongier semble avoir botté en touche, refusant de remettre en cause les choix de Habib Beye. «Ça ne nous regarde pas. Le coach a pris cette décision, c’est lui notre boss. On a un job, c’est jouer sur le terrain, être performant, faire ce que le coach nous demande et rester ensemble. Aujourd’hui, on a essayé de montrer de la solidarité. Je ne pense pas qu’on manque de générosité dans nos courses, nos efforts. Mais il y a beaucoup de manquements. C’est à nous de continuer à travailler pour les résoudre». Une réponse bien glaciale qui parait avoir eu un écho directement en conférence de presse quelques minutes plus tard.
À force de messages parfois contradictoires et de décisions fortes, mais isolées, le technicien breton donne le sentiment de lutter seul contre une dynamique qui lui échappe. La mise à l’écart de Samba ressemble autant à une tentative de reprise en main qu’à un aveu de fragilité. «Mon vestiaire qui me lâcherait ?Un coach ne se pose pas la question de savoir si ses joueurs sont avec lui. Il est garant de la performance de son équipe à travers le choix des joueurs. Il est aussi garant du respect de l’institution, dont je fais partie. À partir du moment où ces deux choses ne sont pas réunies, vous ne pouvez pas être dans l’équipe. Cela a été le cas pour Brice (Samba). Je n’ai pas à vous dire ce qu’il a fait», a-t-il froidement conclu, alors queselon nos informations, la version d’Habib Beye est faussée. En effet, à aucun moment, l’ancien gardien du RC Lens n’a eu un comportement déplacé envers son coach. Désormais, chaque choix, chaque mot, chaque résultat alourdit un peu plus son cas, tandis que l’impression d’isolement grandit autour d’un entraîneur qui semble avoir perdu une partie de son vestiaire… et peut-être déjà la confiance de sa direction.