TotalEnergies CAF Coupe d’Afrique des nations 2025 : 6 questions à Tom Saintfiet, sélectionneur du Mali

CANSportJanuary 8, 20261 Views

En route pour Tanger où il doit affronter le Sénégal en quarts de finale de la TotalEnergies CAF Coupe d’Afrique des nations 2025, Tom Saintfiet, le sélectionneur des Aigles du Mali a répondu à quelques questions de CafOnline.

Comment vivez-vous la CAN 2025 jusque-là ?

C’est une CAN fantastique jusque-là. J’ai toujours aimé le Maroc pour sa capacité d’organisation des événements sportifs. C’est un beau pays avec de bons hôtels, de magnifiques stades et de très belles pelouses pour s’entrainer. Et on voit maintenant que ce sont de grands pays qui restent pour les quarts de finale. On a ce résultat aussi parce que les infrastructures sont parfaites. L’atmosphère dans les stades avec beaucoup de spectateurs. Nous, on s’entraine dans l’Académie du Raja (un des clubs phares du Maroc), c’est génial de s’entrainer là-bas. En somme, j’aime beaucoup cette CAN. Le seul petit problème c’est la température avec la pluie mais on n’a pas de contrôle sur ça. Je dirai donc que c’est une très belle CAN, bien organisée dans une bonne atmosphère. Les supporters sont très positifs dans les rues.

Quels sont les challenges sur le plan du jeu auxquels vous faites face avec votre équipe sur les matchs que vous avez joué ?

Chaque match a été différent. On a bien commencé contre la Zambie mais on rate un penalty. On s’est créé beaucoup d’occasions dans ce match et normalement on doit gagner ce match plus facilement. Puis à la 92e, ils marquent un but. On a pris un coup au moral. Contre le Maroc, on a très bien joué contre l’une des meilleures formations au monde. C’est dommage quelques actions sur lesquelles on aurait aimé que l’arbitrage vidéo intervienne. Mais c’est le football. On a fait un match nul mais on pouvait gagner. Contre les Comores, il y avait un peu de fatigue et de nervosité. L’équipe se sentait fatiguée et on n’a pas joué notre meilleur match. Après, en huitièmes de finale face à la Tunisie, malgré un carton rouge après 26 minutes, on a très bien joué et on mérite de se qualifier pour les quarts de finale. C’est vrai qu’officiellement on n’a pas encore gagné de match mais contre la Zambie et le Maroc on aurait pu gagner. Le plus important c’est qu’aujourd’hui, nous sommes en quarts de finale avec toutes les grandes équipes du continent. Et on ne peut qu’être fiers de nous. Comme j’ai dit plus haut, le seul challenge c’est la température. Ce n’est pas évident de s’entrainer à chaque fois sous la pluie ou avec le vent mais c’est au-delà du contrôle de tout le monde et on fait avec.

Prochain adversaire c’est le Sénégal. Quel peut-être la clé d’un tel match ?

Pour moi, le Maroc est une des plus grandes équipes du continent mais il y a aussi le Sénégal. Une équipe qui est au plus haut niveau depuis des années et très stable avec beaucoup de qualités individuelles mais aussi en tant qu’équipe. En 2025, ils ont seulement perdu contre le Brésil et c’est leur seule défaite. Ils ont gagné l’Angleterre, ils ont fait match nul contre l’Irlande. De très bons résultats pour une équipe africaine. C’est une équipe très forte. Ils sont favoris et nous sommes des outsiders. On accepte ça. Mais on a déjà prouvé contre le Maroc et la Tunisie qu’on n’a pas peur. On a de bons joueurs aussi. Notre malchance, c’est de ne pas pouvoir marquer autant de buts qu’on voudrait mais on est très disciplinés quand on n’a pas le ballon. Notre plan est prêt pour affronter le Sénégal. On a beaucoup de respect pour eux et on va tout faire pour rester jusqu’à la fin de cette compétition.

On dit que votre équipe a du mal à marquer (aucune victoire dans le jeu jusque-là). Vous êtes prêts à aller au bout comme ça ?

Comme j’ai déjà dit, par exemple contre la Zambie, on avait l’occasion de gagner. On rate un penalty, on se créé beaucoup d’occasions, on joue bien et on encaisse un but dans les instants. Naturellement, c’est plus plaisant quand tu gagnes 1, 2 ou 3-0 mais le plus important, c’est qu’on soit toujours là avec les sept plus grands pays d’Afrique. J’ai même envie de dire ‘je m’en fou qu’on gagne dans le jeu’. Je veux me qualifier à chaque étape du tournoi. Je suis prêt à signer direct pour faire des matchs nuls et gagner dans les tirs au but jusqu’à soulever la coupe. Sinon en football, tu peux très bien jouer et perdre 3-2 par exemple. Je préfère me qualifier, c’est tout. On est en mode tournoi.

Que craignez-vous avec le Sénégal ?

C’est une équipe avec de très bons joueurs et qui depuis dix ans jouent à un très haut niveau avec de l’expérience. La structure et l’organisation de la Fédération sénégalaise, c’est exceptionnel et c’est un exemple pour beaucoup de pays africains. Les qualités individuelles sont aussi exceptionnelles mais j’ai confiance en mon équipe et on se concentre sur nos qualités. Après, on verra si c’est suffisant ou pas.

Vous êtes en quarts de finale aujourd’hui. Que serait une CAN réussie pour vous ?

Avant la CAN, on a parlé des demi-finales et c’est notre but. Comme entraineur et comme joueur, on veut toujours gagner un titre. On sait que ce n’est pas facile. Jouer aussi un quart de finale de CAN, ce n’est pas évident. Sur les cinq dernières éditions, le Mali a fait un quart en 2023. Aujourd’hui, on fait encore un quart et ce n’est pas mauvais. Mais on en veut plus. J’ai l’expérience avec la Gambie au Cameroun. J’ai eu mal de perdre tout proche des demi-finales. Alors cette fois, on va tout faire pour jouer le dernier carré. Ce match de vendredi, c’est notre finale. On va tout faire pour se qualifier. Notre slogan avec mes joueurs, c’est ‘notre rêve, notre histoire et notre moment’. C’est notre moment, il n’y a pas une autre occasion. C’est maintenant qu’on doit le faire. Notre rêve d’être champion, notre histoire qu’on écrit ensemble et notre moment, cette CAN ici. On va tout faire pour ça. Inch’allah, vendredi après le match, on va rester au Maroc parce qu’on aime jouer cette CAN ici et on veut aller en demi-finales.

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