
Il faut dire que les polémiques arbitrales n’ont jamais été aussi fréquentes. Chaque week-end, dans les grands championnats européens comme ailleurs, les débats enflammés sur les mains, les hors-jeu millimétriques, ou les cartons distribués à tort alimentent plateaux télé et réseaux sociaux. L’introduction de la VAR n’a pas éteint la controverse, mais elle l’a toutefois déplacée. Si la technologie permet aujourd’hui de tracer des lignes au centimètre près, elle n’a pas résolu le débat philosophique sur ce qu’est réellement un avantage ou une position illicite. Consciente de cette tension permanente, l’International Football Association Board (IFAB), gardienne des Lois du Jeu, tient ce week-end sa 140e assemblée générale à Hensol, au Pays de Galles. L’objectif est d’adopter une ligne dure contre les comportements antisportifs, en particulier ceux liés aux pertes de temps. Un consensus semble enfin émerger sur ce point précis, bien plus que sur l’interprétation des mains ou l’évolution du hors-jeu. Et les décisions prises entreront en vigueur dès le 1er juin, soit à temps pour bouleverser la physionomie du Mondial nord-américain.