
«Le football est parfois cruel. (…) On a des occasions mais eux en ont eu encore plus et ils marquent quatre buts. Je trouve que l’équipe n’a pas démérité. On a joué avec nos armes». Le technicien a refusé d’évoquer son cas personnel, lui qui est sous contrat jusqu’au 30 juin. Il va falloir se pencher rapidement pourtant sur la situation du coach. La reprise de l’entraînement a lieu le 8e août et les propriétaires commencent à se frustrer de leurs propres échecs. À leur arrivée, les dirigeants de Kilmer Sports Ventures pensaient obtenir leur maintien en Ligue 1 sans trop de difficultés. En Ligue 2, ils se persuadaient d’avoir le meilleur effectif et de loin…
Ivan Gazidis avait donc la mine des très mauvais jours après le barrage retour. «Ce n’est pas là que nous avons perdu la montée. Nous avons eu 34 opportunités durant la saison et nous n’avons pas su les saisir. Cette montée, nous l’avons laissée échapper bien avant ce barrage, assure le président forézien surLigue 1+.C’est une énorme désillusion. Nous devons tous prendre nos responsabilités dans cet échec. Moi le premier», poursuit-il. L’ancien directeur général d’Arsenal et de l’AC Milan prévient. L’été promet d’être chaud en interne et de nombreux changements seront opérés pour réussir cette fois à mener Saint-Étienne en première division.
«Il y a beaucoup de choses que nous devons changer. Nous devons commencer à réfléchir à la manière dont cette saison s’est déroulée». L’effectif sera probablement chamboulé, notamment chez les joueurs phares commeStassin, Cardona et Davitashvili. Et puis il faudra réfléchir à l’entraîneur après les échecs autour d’Olivier Dall’Oglio et d’Eirik Horneland. «Nous avons effectué beaucoup de changements. Peut-être même trop. C’est une question que nous devons nous poser. Nous avons recruté un staff de premier ordre, nous avons recruté des joueurs et nous pensions sincèrement que cette équipe avait le niveau pour atteindre son objectif». Et de conclure. «Nous devons faire mieux. Et nous ferons mieux».