
Le mois de mars aura été particulièrement agité pour les deux nations. Le 17 mars, la décision de la CAF de retirer auSénégalson titre acquis sur le terrain face auMaroca déclenché une tempête politique et sportive. Le jury d’appel de l’instance continentale a considéré que la sortie temporaire des joueurs sénégalais de la pelouse lors de la finale équivalait à un forfait, offrant ainsi la victoire administrative au pays hôte. Une interprétation vivement contestée à Dakar. Les avocats de la fédération sénégalaise ont dénoncéune décision« grossière, absurde et irrationnelle », promettant de porter l’affaire devant la juridiction suprême du sport mondial. Depuis, la bataille s’est déplacée sur le terrain juridique. La FSF affirme rester« juridiquement championne d’Afrique »et réclameune procédure accélérée devant le TASafin d’obtenir un verdict avant la Coupe du Monde 2026. Dans cette confrontation à distance, la Fédération royale marocaine assure de son côté agir dans le strict respect des règlements et coopérer pleinement avec les instances internationales, à l’heure où les Sénégalais ont célébré leur victoire au Stade de France pendant la dernière trêve internationale avec un match amical contre le Pérou.