
Après 28 ans d’absence, l’Écosse retrouve laCoupe du Mondecet été. La qualification arrachée face au Danemark lors d’un scénario digne d’un film hollywoodien avait mis le pays en ébullition. Steve Clarke et ses joueurs avaient terminé premiers de leur groupe. Et le tirage au sort n’avait pas été tendre : groupe C avec Haïti, le Maroc et le Brésil. Un groupe ouvert pour une nation qui rêvait de passer pour la première fois les phases de groupes d’une Coupe du Monde. Et en attendant le début de la compétition, la Tartan Army a vécu plusieurs péripéties qui ont inquiété ou inquiètent encore la presse locale.
La première inquiétude, et pas des moindres, concerne le poste de gardien de but de la sélection. Steve Clarke a retenu trois gardiens pour ce Mondial : Craig Gordon (Hearts), Angus Gunn (Nottingham Forest) et Liam Kelly (Rangers). Un point commun saute immédiatement aux yeux : aucun des trois n’est titulaire dans son club. Pire encore, leur temps de jeu cumulé cette saison en club représente seulement 540 minutes au total, soit l’équivalent de six matchs complets. Craig Gordon, pressenti pour débuter, a 43 ans et n’a joué que trois rencontres avec Hearts cette saison, dont aucune depuis sa blessure à l’épaule en février. Angus Gunn, qui était le numéro un lors de l’Euro 2024 en Allemagne, n’a eu droit qu’à une seule mi-temps comme remplaçant à Nottingham Forest en Premier League. Liam Kelly ferme la marche avec trois apparitions avec les Rangers. Trois gardiens en manque total de rythme, à quelques jours d’une Coupe du Monde. C’est une situation qui avait fait grincer des dents la presse écossaise au moment de l’annonce de la liste.