
C’est la sensation de cetteCoupe du Monde 2026pour l’instant. Alors que personne ne donnait la moindre chance auCap-Vertdans un groupe notamment composé de l’Espagne et de l’Uruguay, les Capverdiens ont frustréla Roja (0-0)etla Celeste (2-2), obtenant un point dans chacune de ces deux rencontres face à des adversaires infiniment supérieurs sur le papier. Des résultats que personne n’attendait, le pays lusophone disputant son premier Mondial et n’ayant aucune véritable star, ni joueur de premier plan sur le terrain.
Une fluidité défensive assez impressionnante, digne d’une équipe de club, encore plus impressionnante quand on sait que, contrairement aux grosses sélections, les joueurs capverdiens sont dispersés un peu partout dans le monde et ne se connaissent donc pas plus que ça hors sélection. Laisser la possession à l’adversaire, pour ensuite tenter de faire mal en transition rapide. On a d’ailleurs déjà vu deux visages différents du Cap-Vert, même si les bases et les principes restent les mêmes. Particulièrement repliée derrière face à l’Espagne, la sélection africaine a joué un peu plus haut face à l’Uruguay. C’est aussi un rival assez difficile à appréhender, qui donne l’impression d’endormir volontairement l’adversaire en le mettant en confiance, avant de le piquer au meilleur moment. L’Uruguay, largement dominateur en termes de possession et d’occasions, est clairement tombé dans ce piège.