
Cette sélection donne surtout une photographie assez claire des ambitions américaines avant un tournoi crucial sur leur sol. Le secteur offensif apparaît comme le principal motif d’optimisme grâce à la forme étincelante de Folarin Balogun, auteur d’une saison prolifique avec l’AS Monaco, de Ricardo Pepi au PSV Eindhoven et de Haji Wright, précieux dans la montée de Coventry City en Premier League. Derrière eux, Pulisic reste la tête d’affiche médiatique malgré une seconde partie de saison plus compliquée à Milan. Gio Reyna conserve lui aussi sa place malgré un temps de jeu famélique en club, preuve que Pochettino continue de croire à son potentiel créatif. La liste dévoilée à New York montre également une volonté de bâtir un groupe relativement jeune avec une moyenne d’âge inférieure à 27 ans, tout en gardant quelques repères expérimentés comme Tim Ream, susceptible de devenir le joueur le plus âgé à représenter les États-Unis en Coupe du monde. Avant d’affronter le Paraguay, l’Australie puis la Turquie dans la phase de groupes, les Américains devront encore passer deux tests grandeur nature contre le Sénégal et l’Allemagne, histoire de mesurer la solidité réelle d’un collectif encore en construction.