
Interrogé après la rencontre, Rudi Garcia a expliqué que cette affaire n’avait jamais servi de moteur supplémentaire pour son groupe. « *Non, ce n’était pas nécessaire. Je l’ai dit aux joueurs. Peu importe l’équipe des États-Unis, ça ne nous regarde pas. On voulait aller chercher les Américains haut et être proactif. On avait un plan de jeu qui a été suivi. On ne voulait pas subir et ne pas se faire presser. On marque ainsi le premier but avec la récupération haute de Raskin. Pareil sur le troisième but, même s’il y a aussi une erreur du gardien. On a joué avec beaucoup de maîtrise et d’envie.*» Le sélectionneur belge a également assuré que le dossier Balogun n’avait jamais occupé une place importante dans les discussions tactiques. «Je n’ai même pas abordé le sujet. Je leur avais dit que seule notre équipe comptait. On signale les forces et les faiblesses de l’adversaire mais rien de plus. Je ne suis pas un coach qui s’adapte beaucoup à l’adversaire. Je ne vais jamais me mettre à jouer très défensif*».
Dans la suite de sa prise de parole en conférence de presse, Rudi Garcia a enfin tenu à distinguer l’attaquant de Monaco de toute la controverse qui l’a accompagné durant plusieurs jours. Après le coup de sifflet final, l’entraîneur belge a révélé avoir échangé quelques mots avec Folarin Balogun et lui a immédiatement apporté son soutien. «C’est lui qui est venu me voir, il voulait me parler. Il n’y est pour rien dans toute cette histoire. C’est un joueur que j’apprécie particulièrement. Je l’avais vu à Monaco contre le PSG en allant superviser Wout Faes. Ce soir, notre charnière l’a parfaitement maîtrisé, je n’avais pas de doute». Une sortie pleine d’élégance qui contraste avec les tensions des derniers jours. Après avoir remporté le bras de fer sur le terrain, le sélectionneur belge a préféré épargner un joueur devenu malgré lui le visage d’une polémique qui restera comme l’un des grands feuilletons de cette Coupe du Monde 2026.