
Plusieurs joueurs ont reproché, à mots couverts, les choix de Didier Deschamps pour cette demi-finale tant attendue. Avec en première ligne le choix Aurélien Tchouameni, alors que ce dernier avait manqué les deux matches précédents et n’était pas forcément remis à 100 %. L’intérim remarquable de Manu Koné aux côtés d’Adrien Rabiot avait plu, non seulement aux supporters mais aussi aux joueurs, qui appréciaient la capacité de projection du milieu. Que ne possède pas réellement Aurélien Tchouameni. Ce choix n’est pas le seul à avoir fait jaser, comme certains remplacements à l’heure de jeu.
On pense aussi au cas William Saliba, touché au dos en première période et dans l’incapacité totale de poursuivre. Une issue malheureusement prévisible tant son état de santé a interpellé ses camarades durant la compétition. Saliba était ménagé, et avait parfois des difficultés à marcher les lendemains de match. Le volume et l’intensité des entraînements étaient d’autres sujets de discussions en interne. Avec cette Coupe du Monde à rallonge, avec un grand nombre de matches, il n’était pas forcément évident de maintenir une intensité folle aux entraînements, entre ceux qui se préservaient, ceux qui voulaient se montrer et ceux qui se démobilisaient en constatant qu’ils n’avaient que peu de chance de jouer.