
Il a ajouté :« La vérité, c’est que le match contre le PSG a été tellement intense et que l’attente pour le match retour est si forte à Munich que, en tant qu’entraîneur, je dois convaincre tout le monde que nous devons d’abord jouer le match contre Heidenheim à 100 %. C’est mon travail, mais évidemment, je ne le trouve pas facile ». C’est pour lui la meilleure façon de préparer ce choc contre les Franciliens mercredi prochain. Le Belge, qui était suspendu et en tribunes mardi au Parc des Princes, reprendra sa place pour la manche retour. Kompany a d’ailleurs pu répondre à ceux qui estiment que son équipe, malgré un très grand match, a encaissé un peu trop de buts dans la capitale française.
« Je ne vois pas toujours tout en noir ou en blanc. Pour moi, ce qui s’est passé à Paris est logique. Bien sûr, j’aimerais garder ma cage inviolée, c’est toujours notre objectif. À Leverkusen en Coupe, on l’a fait brillamment. Si vous analysez logiquement ce qui s’est passé dans le match, c’était prévisible. En fin de compte, on veut juste gagner et utiliser les moyens dont on dispose pour ça. Ça a du sens. La seule chose, c’est d’avoir la conviction qu’on peut gagner comme ça. On ne veut pas perdre, et c’est ce qui nous rend forts. Le PSG n’allait pas non plus changer le style qui leur a permis de gagner la Ligue des champions.»Le Bayern Munich compte bien rester fidèle à ses principes de jeu. Le PSG est donc prévenu, les Munichois comptent jouer leur jeu et continuer à miser sur leur puissance offensive.
En Allemagne, on estime d’ailleurs que les Bavarois ont tout pour faire plier Paris chez eux. C’est le cas de Lothar Matthäus, qui avoue dansKickerque c’est« peut-être le plus beau match de Ligue des Champions de l’histoire.»Mais l’ancien joueur a ajouté que les Allemands auraient pu égaliser :« ils semblaient physiquement bien supérieurs. Cela pourrait être leur plus grand atout lors du match retour. Je suis presque certain que le PSG ne pourra pas maintenir ce rythme à l’Allianz Arena pendant 90, voire 120 minutes. Ils n’étaient pas assez solides défensivement et étaient à bout de souffle en fin de match. Dans les prolongations, l’avantage physique (du Bayern, ndlr ) se manifesterait encore davantage.»En Allemagne, on est persuadé que le rouleau compresseur bavarois peut faire tomber Paris. Réponse mercredi…