
Il faut bien reconnaître que l’Atlético a le sens de la viralité. Ses “fausses annonces” publiées hier à l’adresse des stars duFC Barcelone(Lamine Yamal, Raphinha et Pedri) ont rapidement fait le tour des réseaux sociaux. Coup de génie pour les uns, mauvais esprit pour d’autres, l’objectif est réussi. Le club de la capitale a fait passer son message au Barça, mais également aux autres clubs du continent, soit pour les alerter des méthodes blaugranas, soit pour les prévenir. Ils ne se laisseront pas intimider et eux aussi sont capables de frapper.
Hier soir déjà,ils s’étaient justifiés dans un communiqué. «Ces derniers mois, nous subissons une campagne de harcèlement et de démolition contre l’un de nos joueurs. Fuites intéressées, “fake news”, manque continu de respect, la version culé de la machine à inventer des histoires, appels avant les confrontations directes… Mais bien sûr, il ne nous viendrait pas à l’esprit non plus d’avoir à notre solde le vice-président des arbitres ou de recourir à des faveurs politiques pour inscrire des joueurs. RESPECT et VALEURS».
Ces tentatives de déstabilisation pourraient bien coûter cher aux Catalans. Certes, l’attaquant argentin, qui ne souhaite pas prolonger un contrat courant jusqu’à 2030, a fait du Barça sa priorité mais il n’est pas le seul à décider. D’après nos informations, l’Atlético va refuser la première offre du Barça d’environ 100 M€.Une seconde est d’ores et déjà en préparation. La porte est ouverte pour au moins 120 M€ mais la préférence du club vendeur va à l’étranger, forcément. Renforcer un concurrent direct enLigan’est pas l’idéal, encore plus si les rapports sont tendus, et ce depuis des années.
Il y avait déjà eu l’affaire Griezmann lorsque le Français était en passe de rejoindre les Culés. Des négociations avaient directement eu lieu avec le Français, sans l’accord de son employeur. L’Atlético de Madrid avait menacé le Barça de porter l’affaire devant l’UEFA. Les Matelassiers dénoncent les mêmes méthodes avec l’Araignée, évoquant des appels téléphoniques avant la double confrontation en Coupe du Roi et en Ligue des Champions. Ces tentatives de «destabilisation depuis des mois (…) c’est fini. Nous sommes très en colère et c’était notre façon de le montrer».