
Deux équipes à 6 points et l’objectif de terminer à la 1ère place du groupe I : ce Norvège-France revêtait des allures de choc en guise de bouquet final. Mais la formation scandinave a montré l’intérêt moindre qu’elle portait à cette rencontre en laissant notamment Erling Haaland, Martin Odegaard et Alexander Sorloth sur le banc. Une aubaine pour les Bleus, alignés en 4-2-3-1, avec quelques modifications tout de même (Lacroix plutôt que Saliba, Koné à la place de Rabiot, Doué préféré à Barcola), d’autant qu’ils n’avaient plus gagné un 3e match de poule, Euro etCoupe du Mondeconfondus, depuis 20 ans !
Attention à l’excès de confiance, mais les Bleus, après une petite période de flottement, reprenaient le contrôle des opérations au cours de cette première période enthousiasmante, remplie d’actions offensives. Dont l’exécutant principal se nommaitOusmane Dembélé. Ce dernier s’offrait un incroyable triplé, en enroulant une deuxième fois du gauche un ballon dans le petit filet opposé (1-3, 32e). Doué, l’offensif français le moins en évidence, ratait un face-à-face sur une erreur adverse (43e), et la France pouvait presque regretter de rentrer aux vestiaires avec seulement 2 buts d’avance. Dès la reprise, la Norvège se montrait dangereuse et Bobb provoquait la faute de Théo Hernandez dans la surface (49e). En l’absence d’Erling Haaland, c’est Strand Larsen qui s’y collait et qui tombait sur l’impérial Mike Maignan, qui plongeait du bon côté.
Cette alerte prouvait que les Bleus devaient se méfier du moindre relâchement, alors ils repartaient de plus belle, mais avec moins de justesse technique que lors du premier acte. Barcola et Cherki entraient, pour faire souffler le héros de la soirée Dembélé et un Olise moins entreprenant que lors des deux premières rencontres. Puis c’est Upamecano qui était rappelé sur le banc, pour faire entrer Konaté. L’équipe de France souffrait en fin de rencontre et Maignan devait encore s’employer devant Bobb. Kylian Mbappé, laissé sur le terrain et probablement avide de buts, n’a pas réussi à trouver la faille à titre personnel. C’est Désiré Doué qui achevait la Norvège à la 94e, de la tête sur un centre de Barcola. Le principal est fait pour l’équipe de France,avec la première place du groupe I, qui lui permet à la fois de conserver son camp de base, de limiter ses futurs déplacements et d’affronter un 3e de poule, la Suède…
– Lacroix (5) :titularisé pour laisser Saliba et son dos au repos, le joueur de Crystal Palace a été très propre. Il n’a pas eu véritablement à s’employer puisque la Norvège attaquait surtout le côté droit de la défense française. Mais il a su intercepter une passe clé alors qu’un Norvégien était seul au second poteau (11e). Beaucoup plus sollicité en deuxième où il a été plus exposé et malmené. Et comme Hernandez, il a vécu un enfer face à Bobb.
– Tchouameni (7) :il a été à l’image de l’entame de match des Bleus. Hyper présent avec un pressing très haut, le Merengue a été très précieux en récupérant un grand nombre de ballons. Présent défensivement, il a su donner de sa personne pour contrer une frappe lointaine (19e). Auteur d’un match complet, il a même su apporter offensivement en donnant une balle de but à Olise (13e). Seul bémol, il a lâché le marquage sur Aaasgaard sur la réduction du score norvégienne (21e).
– Koné (6) :titularisé pour la deuxième fois consécutive dans cette Coupe du Monde, le joueur de l’AS Roma était positionné un peu plus haut que Tchouameni. Ce qui lui a permis de tenter sa chance face à Selvik (3e, 45e). Mais très rapidement, il est redescendu pour venir prêter main-forte à sa défense, notamment au retour des vestiaires.
– Dembélé (9) :lire ci-dessus.
Aursnes (3) :le seul rescapé du onze aligné face au Sénégal a clairement souffert. Devant un Doué peu convaincant, mais provocateur, le défenseur n’était pas présent. Sous pression, incapable de calmer les offensives tricolores, il avait beaucoup de mal à se mettre en jambes. Résister aux duels et intervenir sur les ballons fuyants a également été délicat pour lui. Il n’a pas pu s’emmener de ballon vers l’avant et a laissé Bobb s’occuper des transitions.
Östigard (2,5) :buteur face à l’Irak, l’axial a entamé son match en étant spectateur. Celui-ci n’a pu qu’observer les deux premiers buts de Dembélé et a baissé la tête au bout des 20 premières minutes. Peu réactif, il était tout autant surpris que son portier devant le triplé du Parisien (32e). Grâce à sa rage de vaincre, il sautait plus haut que tout le monde sur les corners même s’il avait du mal à conclure.
Aasgaard (4,5) :avec son numéro 19 dans le dos, le milieu de terrain offensif entamait sa rencontre timidement. Seulement voilà, sa justesse a fait la différence face au but des Bleus, relançant les siens avec un superbe enchaînement (21e). Capable d’envoyer plusieurs ballons en profondeur, il a tenté de faire sauter le verrou français. Bien plus tranchant que ses partenaires grâce à sa qualité de passe, il a montré une certaine détermination.
Berg (3) :le capitaine de la sélection norvégienne s’est fait avertir d’un carton jaune dès l’entame. Ensuite, il a couru après les ballons dans l’entrejeu, espérant en gratter. Peu convaincant lorsqu’il devait mettre du rythme entre les lignes, celui-ci a finalement défendu dans sa moitié de terrain durant la première période. Après cela, la sentinelle expérimentée a essayé de se mettre en avant, mais c’était trop tard.
Strand Larsen (3) :préféré à Haaland en pointe, le buteur n’a pas brillé ce soir. S’il se montrait opportuniste au quart d’heure de jeu devant la surface tricolore en envoyant une volée… elle passait hors du cadre (15e). Hormis cette tentative, il paraissait discret face aux axiaux bleu-blanc-rouge dans le premier acte. Ses appels en profondeur n’ont rien donné et même en obtenant un penalty, celui-ci a manqué son geste devant Maignan (50e). Une soirée à oublier pour lui.